Ou le droit à l'impertinence

Il est devenu extrêmement difficile en ce XXIè siècle d'exprimer des opinions critiques ou satyriques à l'égard des religions -et tout particulièrement de l'Islam- sans faire un usage superfétatoire de précautions oratoires, de courbettes diplomatiques et de langue de bois.

Ce "politiquement correct" qui s'impose à nous est malsain. Il dénote, non le "respect" de l'opinion d'autrui, mais la crainte des représailles...Quand on se respecte, on n'a pas peur de se dire franchement ce qu'on pense, et on attend en retour une égale liberté d'expression pour alimenter l'échange d'idées....mais pas des injures, pas des menaces, pas de la censure. Les non-dit s'accumulent en rancoeurs et malentendus. Ils alimentent le réservoir d'insatisfaction qui ne profite qu'aux groupes (ou groupuscules) extrémistes: extrême-droite, ultra-gauche, islamo-fascisme...

De temps en temps, un artiste ou un intellectuel téméraire ose braver le tabou. C'est le cas de Nick Walker.

froufrou

Réalisée sans autorisation dans une rue de Paris à deux pas de la place de la République, une oeuvre satyrique s'est étalée pendant quelques jours sur un mur (avant d'être pieusement effacée, il va s'en dire).

L'artiste de rue anglais Nick Walker, spécialiste du graffiti au pochoir, a réalisé une fresque de 4 m de long sur un mur de Paris mettant en scène six femmes portant le voile et représentées en train de danser le french cancan.Sur cette fresque, les femmes portent un voile noir ne laissant à découvert que leurs yeux, mais soulèvent leur jupe et lèvent la jambe, dévoilant jarretières et froufrous aux couleurs du drapeau français, à la manière des danseuses de french cancan.Nick Walker a été invité à Paris par le "Studio 55", galerie spécialisée dans l'art urbain. Dans un communiqué commun de l'artiste et de la galerie, l'oeuvre est présentée ainsi : " voile islamique + tradition française = le Corancan ”