Allah est le successeur de YHWH, dieu des Juifs et de Dieu, dieu des Chrétiens. Mais il s’agit, tous comptes faits, du même Père éternel, anthropomorphe à souhait, et portant donc à la perfection divine, toutes les qualités et tous les défauts humains. Toutes les qualités, sauf une : la capacité de rire. Le rire étant « le propre de l’homme », Allah-YHWH- Dieu ne rit pas. Il est vrai que, dans son domaine céleste, il n’y a pas de quoi s’esbaudir. Il n’y a que les « houris » du paradis d’Allah. De quoi hâter quelques vocations islamiques …et masculines. Les femmes regardent… Comme Dieu ne rit pas, ses partisans sur Terre, veulent interdire, entre autres, le rire aux hommes et aux femmes. Car il n’est pas logique n’est-ce pas, que les Humains fassent usage d’une qualité que le divin Père n’a pas ! Voilà pourquoi les émules de Dieu peuvent avoir parfois un sourire béat mais jamais ne riront à gorge déployée. Il est de bon ton de tirer une tête de croquemort, de prendre un air lugubre et une attitude solennelle. Pas de quoi rire : nous sommes dans une « vallée de larmes », c’est tout dire. Les Arabes du 10ème siècle ont raté ce virage historique qui les eût empêchés de devenir hystériques : lire le poète Al Ma-ari et refermer le Coran de Mohammed. Paroles fondamentales d’Al Ma-ari : « Il y a deux catégories d’Humains : ceux qui ont un cerveau et pas de religion et ceux qui ont une religion et pas de cerveau » Le pessimisme du poète vient évidemment du fait que les hommes de son temps ont choisi la religion. S’ils avaient choisi le cerveau, la bonne humeur et la joie règneraient sur Terre depuis lors. Au lieu de cela, l’interdiction de rire a été suivie d’une série d’autres : interdiction de boire de l’alcool, de manger du porc, d’avoir des rapports homosexuels, de ne pas faire le Ramadan, pour une femme d’épouser un non musulman, etc…etc…Interdiction surtout de ridiculiser la religion. Obligation, au contraire de la considérer comme « sacrée » et de lui montrer de la déférence. Cette obligation, nous la connaissions déjà, grâce –si l’on peut dire – à l’Eglise catholique romaine. En 17.. à la veille de la Révolution française, alors que l’Eglise encore toute puissante avait oublié de « rendre à César ce qui revient à César », le jeune chevalier de la Barre eut la langue arrachée puis la tête tranchée pour n’avoir pas montré les marques de respect requises au passage d’une procession. Les assassins portant chasuble n’ont jamais été inquiétés. Voilà ce qui nous attend à nouveau sans nul doute. Ce serait à se taper sur les cuisses, si l’indignation horrifiée ne l’empêchait. C’est un « Ubu roi » tragique. Or, cette obligation de respect pourrait bien être votée à l’Assemblée générale de l’ONU à l’initiative des Islamistes ! En fait, ce sont les Juifs qui ont commis la troisième grande gaffe de leur Histoire et de l’Histoire.. La première, et la plus désastreuse, est d’avoir, avec le talent commercial qu’on leur connaît, vendu et répandu dans tout le Moyen Orient la notion de dieu unique. Ils mettaient ainsi à la disposition des princes, rois et empereurs, un symbole de pouvoir absolu. Adieu au Panthéon grec, berceau de notre civilisation. Le panthéisme, avec ses dieux et déesses, ne faisait de mal religieux à personne. L’expression des idées était un fait établi. La liberté de discuter était indiscutable. Fini tout ça : un seul Dieu, une seule vérité. Le cerveau est un organe inutile… Leur deuxième erreur est d’être retournés à Sion. Encore une fois, la religion est intervenue dans la politique. En créant l’Etat d’Israël, ils installaient une base occidentale pro-américaine au milieu de pays souffrant du syndrome du colonisé. Ils ont cru un peu naïvement que les frères musulmans les recevraient dans une atmosphère chaleureuse et cordiale. Aujourd’hui, ils sont entourés par la haine et ils vivent avec un perpétuel lance-roquettes de la marque Damoclès au-dessus de la tête.

Troisième boulette qui risque de mettre fin aux régimes d’inspiration libérale : ils ont voulu qu’on inscrive dans  la loi l’interdiction de nier l’importance ou l’existence des camps d’extermination nazis. On peut comprendre l’indignation de gens qui ont perdu  leurs familles dans les camps de devoir supporter les monstrueux mensonges de « professeurs » en mal d’originalité. Mais ils n’ont pas vu combien il est dangereux et liberticide de limiter fût-ce d’un iota la liberté d’expression.
Les Islamistes, eux, n’ont pas raté le train. Ils ont immédiatement réintroduit dans toutes les gares l’interdiction de « déblatérer » une religion. Ils connaissent assez les mandataires des assemblées occidentales pour savoir comment les emballer dans un voile. Ils sont près de réussir. Ils sont benoîtement et parfois innocemment aidés par les catholiques, tout heureux de regagner du terrain perdu et qui ont bien besoin de se refaire une image pieuse après les scandales de « pédoclastie » (ceux qui maltraitent les enfants ne peuvent être qualifiés de pédo-PHILES )* 
Désormais tout groupement ou toute association ayant une force de représentation suffisante, va y aller de sa petite interdiction particulière. Les citoyens participant à la vie politique et surtout les journalistes devront bientôt consulter une liste officielle de ce qu’on peut ou ne peut plus dire. L’auteur du présent texte, par exemple ferait l’objet d’une plainte en justice pour « antisémitisme », « racisme » ou « fascisme », alors qu’il défend la liberté d’expression fondement de la démocratie contre les véritables « fascistes » qui entendent bâillonner ceux qui expriment autre chose que la pensée « politiquement correcte ». Aaaah ! Nager dans la confusion, quelle fraîcheur pour l’esprit ! Il est clair que le « peuple élu » ne sera pas réélu.

Durant plusieurs siècles, ensuite, la parole d’un jeune révolutionnaire juif, Jésus de Nazareth, a nourri les esprits. Dangereux malfaiteur intellectuel, il prêchait l’amour et s’en prenait aux riches, ce qui est toujours criminel. Il fut trahi par des générations successives de Judas mitrés et fut institué fils de Dieu et deuxième personne d’une « sainte trinité ». Dieu malgré lui ! Il ne reste de lui que ce signe morbide d’un cadavre crucifié, qui terrorise les enfants et les « âmes » sensibles . Quelle image à côté de celle d’un gros Bouddha souriant ! Des hommes de pouvoir religieux ont fait alliance avec les autorités publiques et ont maintenu dans la servitude et l’ignorance les peuples qu’ils dominaient. Ils ont fondé une doctrine dogmatique oppressante pour bien établir leur puissance. Toute doctrine totalitaire commence par interdire le sexe. L’Eglise n’a pas failli à sa mission. Elle a interdit toute joie sensuelle à des centaines de millions de gens en deux mille ans. Mais, l’instinct de vie, résistant partout à la pulsion de mort, a trouvé des voies de plaisir de substitution. Au mieux on vivait dans l’hypocrisie au pire dans la « pédoclastie ». Les fidèles crédules se sont infligé des mortifications pénibles, tandis que leurs mentors menteurs baisaient dans les lupanars ou violaient les enfants de chœur dans le vestiaire. La pensée, elle, doit se soumettre aux dogmes. De quoi faire avancer la science à grands pas, n’est-ce pas ? Allah est grand et miséricordieux, heureusement. Il a eu la bonté divine de dicter à Mohammed son prophète, via l’ange Gabriel, les ….versets du Coran. Cette fois c’est la version définitive de la vérité….qui nous tombe aujourd’hui dessus. Si d’un esprit ouvert, on décortique le Coran qu’y trouve-t-on ? D’abord qu’il faut se soumettre à Allah. Puis que la Communauté islamique est la meilleure « qu’on ait fait surgir pour les Hommes ». Un nouveau peuple élu, en quelque sorte ? En vertu de quoi les Islamistes peuvent décider de ce qui est bien ou mal. Les incroyants sont traités de pervers et voués au châtiment toutes les dix pages. Les gens des autres religions dites du « livre » sont, pour la plupart, des pervers (Sourate 3 / verset 110). Sous les versets religieux, apparaissent un code civil réglant le statut inférieur de la femme et un code pénal prévoyant que le voleur aura la main coupée et que le fouet punira ceux et celles qui s’aiment en dehors des liens du mariage. Une vision d’emprise de l’Islam sur toute la terre qui assurera la paix. Sauf entre Sunnites et Chiites ? Enfin, les imprécations d’Allah poursuivent les « polythéistes » et les non-croyants, qui n’ont jamais emmerdé les autres avec leurs convictions. Le reste est littérature. Tout pouvoir, quel qu’il soit, s’étend aussi loin qu’il rencontre un contre-pouvoir. S’il n’en rencontre pas, il devient absolu ! A méditer par les tenants des « accommodements raisonnables, qui ne le sont que d’un côté ! A la lumière de la supériorité qui leur est reconnue par Allah, on comprend mieux la revendication « identitaire » des Musulmans et leur refus d’intégration. On ne s’amalgame pas à un groupe qu’on considère comme inférieur et auquel on prête des mœurs dissolues. Pour un non-croyant humaniste, il n’y a QU’UNE SEULE IDENTITE : l’appartenance à l’HUMANITE !!! Et une seule référence universelle : la Déclaration universelle « occidentale » des Droits de l’Homme et non la Déclaration « islamique » qu’on lui oppose du côté musulman. Voilà le texte que j’ai voulu écrire avant qu’on interdise toute critique de la religion et, ultérieurement, tout propos jugé « incorrect » par le pouvoir politico-religieux en place.. Quand une immense majorité d’Humains auront conquis la faculté fondamentalement nécessaire de la logique, on pourra s’esclaffer de ces corâneries et autres curéosités et les remplacer par les libres débats intellectuels dont se nourrit l’intelligence