Personne ne m’a demandé mon avis pour me lancer dans cette « vallée de larmes » où j’ai survécu par miracle. J’ai fini par y trouver un petit coin pas trop désagréable. A tel point que je voudrais bien ne pas devoir le quitter trop tôt. Mais, je sais aussi qu’un jour il faudra que je m’en aille définitivement. Que j’abandonne la vie pour aller vers la mort. J’accepte de mourir, je ne veux pas crever. J’estime avoir le droit de souhaiter une mort sans souffrance et de vouloir mourir dans la dignité, pas dans la déchéance physique ou mentale. J’aimerais pouvoir compter sur une aide quand j’estimerai le moment venu. A qui ce vœu intime relatif à MA mort, porte-t-il préjudice ? A personne ! Et je laisse n’importe qui mourir comme il l’entend. Je n’oblige personne à demander l’euthanasie. Chacun fait pour soi-même, comme il veut. De quel droit, dès lors, ces « chacuns » et « chacunes » viennent se mêler de MES affaires ? Soit ! Ils (elles) ont des convictions et veulent les exprimer à l’occasion d’une manifestation. C’est le jeu de la liberté démocratique. Or, le Parlement, représentant du peuple souverain, a légiféré sur la question et m’a donné –partiellement – raison. C’en est déjà trop pour ces totalitaristes, qui veulent un retour en arrière. La souffrance d’autrui (aime ton prochain comme toi-même !), leur chaut très peu. Qu’importe son tourment, pourvu qu’on « laisse faire la nature », œuvre de Dieu. (œuvre ? œuvre ? Pas chef d’œuvre, en tous cas ! ) Quant à eux, qu’ils soient libres de ne pas demander pour eux-mêmes le bénéfice de l’euthanasie. Qu’ils meurent selon la volonté de leur phantasme de dieu. Amen. Ce sont les mêmes qui protestent contre l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Observons que personne ne les oblige à subir une interruption de grossesse. Alors, que veulent-ils ? Imposer à tous, leurs règles de vie. Ca s’appelle totalitarisme et intolérance. Des vertus très démocratiques, pas vrai ? Toujours aussi charitables, ils s’accommodent fort bien de la souffrance d’autrui : celle de la jeune femme aux abois qui ne pourra pas prendre en charge un enfant, celle de la femme qui s’entend dire que son futur enfant souffrira d’une maladie incurable. Qui se soucie de la vie de souffrance qui sera celle de l’enfant ? Quelle générosité humaine n’est-ce pas ? Ce n’est pas leur problème, bien sûr. C’est la volonté de Dieu. Leur Dieu sadique qui a créé la souffrance pour son plus grand plaisir ! Un dieu à leur image de dangereux frustrés. Si nous ne prenons en considération que le seul facteur de prosélytisme religieux, les catholiques auraient intérêt de se prononcer pour l’IVG étant donné le caractère prolifique des Musulmans, leurs ennemis de toujours ? Si tous ces religieux pouvaient une fois pour toutes se mêler de leurs propres affaires, au lieu d’emm…les autres ? Mais, devant leur obstination, peut-être faudra-t-il finir par leur imposer la lecture de la Constitution et celle de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et leur imposer un examen de civisme. Ceux et celles qui ne réussissent pas, sont privés de leurs droits civils et politiques. Ainsi soit-il ! Il est clair que sans dieu, c’est mieux. (http://blog.sansdieucestmieux.info