Pour ceux ou celles qui ne le savent pas: le blasphème n'est pas une sorte d'ornithorynque ou de talitre, mais un maître-mot du vocabulaire ecclésiastique. Il signifie " parole qui insulte la divinité ou la religion".Cette notion persiste dans de nombreux pays et, là où elle avait été écartée de la loi, elle tend à s'y réintroduire. Ceci à l'initiative des pays islamiques qui ont réussi à faire voter une recommandation en ce sens au Conseil chargé de la défense des Droits de l'Homme, à l'ONU. Bientôt on ne pourra plus "diffamer" une religion et le "blasphème"deviendra un délit. Je m'empresse donc d'écrire que "la religion est un blasphème pour l'intelligence" avant d'être traité comme un malfaiteur et condamné par un tribunal religieux.Pourtant, fonder sa manière de vivre sur une "croyance" me paraît indigne d'un esprit adulte. Qu'un enfant "croie" à l'existence de St Nicolas,c'est compréhensible. Il fait confiance à son entourage qui l'assure que ce saint (?) personnage est bien réel. Nous sommes tous, une fois l'âge de raison atteint, confrontés aux questions essentielles::"d'où vient l'univers ? Pourquoi et comment la vies est elle apparue ? Quel est le sens de notre existence ? ". De là à faire intervenir un dieu anthropomorphe créateur et affublé de toutes les qualités humaines portées au plus haut degré: bonté, justice, impitoyable et miséricordieux...Un moyen de se rassurer ! Peu importent les non-sens innombrables.Plus adulte me paraît être la recherche scientifique qui découvre petit à petit les grandes étapes de l'histoire du monde, essayant de remonter au-delà du "big bang". On n'arrivera jamais à savoir exactement ? Qu'importe: c'est mieux sans dieu. Au moins on évite les guerres de religion. On ne pourra plus critiquer durement les religions. Mais les religions pourront, elles, continuer à insulter impunément les incroyants. Il est vrai que les athées n'ont rien de"sacré" tandis que les religions sont entourées de "sacré". Il faut absolument que les athées décrètent que tout ce qui les entoure est "sacré": ils pourront se prévaloir du "blasphème" pour demander des comptes aux religions qui les vilipendent. Très pratique ! Touchez pas à mon sacré !