Nous relayons le Communiqué de Presse du CAL (12/3/2010) réagissant à "l'affaire de la Prof de Maths voilée" de Charleroi.

Ça devait arriver. A force d’écarter, de repousser sans cesse le débat sur l’impartialité des services publics et de l’enseignement en particulier, les magistrats se substituent à l’État de droit pour faire valoir l’intérêt partisan au détriment de l’intérêt commun. Et les juges, désarmés faute d’une loi-cadre affirmant clairement ce qui relève du bon sens, finissent par tomber dans le piège qui leur est tendu.

L’affaire de l’enseignante voilée à Charleroi donne raison, de façon éclatante, à ceux qui, le Centre d’Action Laïque en tête, réclament depuis des mois que l’on légifère clairement sur cette question. Car, à force de détricoter les décrets pour leur faire dire par la lettre le contraire de ce qu’en signifie clairement l’esprit, chacun pourra désormais rendre inopérante une loi qui ne lui convient pas. Les lois sont censées gérer le bien commun et non favoriser les intérêts particuliers.