La correspondante du Soir à Casablanca donne la parole à Mohamed Sassi, membre du Parti socialiste unifié et à Fouzia Assolni, Présidente de la Ligue démocratique pour les droits de la Femme, qui appellent l’Etat à mieux « encadrer l’émission de fatwas » (éd.du 30/6/2010). Encadrer l’émission de fatwas, qu’est-ce à dire ?

Depuis 2 ans, le quotidien islamiste « Attajdid » utilise une recette très simple pour s’attirer des lecteurs : publier une fatwa par jour ! Vous-en voulez-vous une poignée ?

- Interdiction pour une femme d’aller voir un gynéco masculin

- Interdiction pour une femme d’apparaître parfumée en public (eh, oh, allez-vous rester sans réagir, messieurs les parfumeurs, Dior, Lancôme et autres ?)

- Interdiction pour une femme de téléphoner à un homme

- Interdiction généralisée de se rendre dans une banque non islamiste

- Interdiction généralisée de se rendre dans un supermarché qui vendrait aussi de l’alcool

Par contre, sont vivement recommandées :

- La polygamie

- La séquestration d’une adolescente par son père

- La corruption pour trouver un travail - Etc.

Ces fatwas sont heureusement insupportables aux yeux d’une certaine classe politique marocaine qui estime qu’elles influencent beaucoup de personnes au niveau d’instruction très bas, ce qui est le cas de la majorité de la population. Mais comment les « encadrer » ? Pourquoi ne pas en suggérer quelques autres ? Sans qu’un bon niveau d’instruction soit nécessaire : se faire plaisir, se régaler d’une petite rasade de vin (le Maroc en produit, non ?), embrasser tous ceux qu’on aime, chanter, danser, rire, de préférence en public, organiser de chouettes petites fêtes entre copains-copines, faire un pied de nez au père ou frère qui vous emmerdent, offrir une capote anglaise amusante à son copain, etc, etc.

Vivre, quoi !

@ston martin