Si le « fait » en question se fonde sur un sondage, une enquête, ou une étude fiable, il s’agit d’une information vérifiée et rien ne peut être reproché à l’accusé. On ne va tout de même pas systématiquement cacher le nom trop caractéristiquement étranger de suspects ou de condamnés, sous prétexte que cela pourrait alimenter le « racisme » ? C’est une pratique qui a ou a eu cours dans les Rédactions de certains journaux,. Ce « gauchissement » de l’information. est une manipulation inacceptable de l’opinion publique. On empêche la réalité d’apparaître, parce qu’elle est dérangeante. « Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.»

Limiter un droit essentiel

La liberté d’expression est le fondement même d’une société libérale (au sens philosophique du terme). Tous les totalitarismes veulent limiter ce droit essentiel.. Une voie a été ouverte par les Juifs, faisant condamner comme délit par la loi, le fait de minimiser ou nier la réalité des camps nazis d’extermination. On peut comprendre l’indignation des Juifs devant certaines déclarations. Mais la conséquence en est qu’on a touché au principe de la totale liberté d’expression. Une liberté dont les abus sont sanctionnés par la loi, sans censure préalable. Le monde religieux musulman a sauté sur l’occasion et a obtenu en Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le vote d’une recommandation demandant aux pays membres d’ériger en délit la « diffamation d’une religion. C’est réintroduire, sous une forme plus feutrée et habillée en civil, la motion religieuse du « blasphème ». Le « blasphème » consiste à manquer de respect à une chose ou une fonction déclarée « sacrée ». Qui impose ce caractère « sacré ? Une autorité religieuse. Cette notion purement religieuse est abusivement intégrée dans le droit pénal d’un Etat libéral. Ce qui explique qu’on l’ait travestie en « diffamation ». Et qui va décider où finit la saine critique et commence la « diffamation » ? Un tribunal religieux ? Il est question aussi du nécessaire « respect » dû à la religion. Mais, n’est digne de respect que ce qui est « respectable. Une religion peut ne pas l’être. Par ailleurs, a-t-on prévu le même délit de « diffamation » pour les philosophies ou l’athéïsme ? Qu’est-ce qui justifie le statut privilégié de la religion ? Le Coran pourra continuer impunément à « diffamer » les athées…

Reporté à plus tard

Un deuxième procès sur le même thème doit s’ouvrir, où l’inculpé s’appelle Calimero. C’est un jeune homme qui a répondu au défi d’un « chatteur » en boutant le feu à un exemplaire du Coran, Il refuse de considérer comme « sacré ».ce livre qui est pour les Islamistes « le saint Coran » Pour lui, il s’agit d’un livre comme un autre. Si des citoyens religieux décrètent que ce livre est « sacré », c’est leur affaire. Ils ne doivent pas s’attendre à ce que cette vision soit partagée par les citoyens ayant d’autres convictions. On peut considérer que l’action de Calimero, n’est pas du meilleur goût. Mais de là à mobiliser tout un tribunal … La citation à comparaître a été retirée pour vice de procédure et les ennuis de Calimero sont reportés à plus tard. Ces deux procès sont significatifs d’un choix fondamental entre une république relativiste et démocratique et un Etat théocratique absolutiste. Le choix va s’imposer un jour à tous… MAX