Haro sur Monseigneur Léonard qui entend éloigner de la direction d'une école catholique ou de l'enseignement de la religion des chrétiens divorcés et remariés.Le berger a, me semble-t-il pour mission de veiller à ce que les moutons prennent bien le chemin tracé par l'Eglise ?

Les personnes qui s'affirment "catholiques" déclarent,ce faisant, qu'elles font partie de l'Eglise (ecclesia=assemblée des fidèles). L'Eglise est, entre autres, une association de personnes qui partagent une même croyance religieuse. Elle est aussi une institution autoritaire qui doit faire respecter les règles définies pour la communauté des fidèles.Or, le mariage est l'un des sept sacrements définis par l'Eglise. Le mariage est, en principe, indissoluble. Il peut être frappé de nullité par l'autorité ecclésiastique suivant les règles du droit canon. Il s'agit d'un acte rare issu d'une procédure complexe. Normalement,le mariage lie les conjoints jusqu'à la mort. Les conditions de la vie moderne ont donné naissance à des comportements moins rigoureux. Les séparations et les divorces sont courants. Mais, point trop n'en faut.Un(e) divorcé(e) qui se remarie commet l'adultère. L'Eglise peut difficilement admettre que des personnes qui contreviennent au règles qu'elle a fixées, aient la responsabilité d'enseigner ces mêmes règles? Si des fidèles ne sont plus d'accord avec les commandements de l'Eglise, ils sont libres de quitter l'assemblée. Ils peuvent aussi décider de lutter, au sein de l'Eglise pour tenter de faire modifier les règles établies. Mais, tant que celles-ci prévalent, il appartient à l'autorité de l'Eglise de les faire respecter. Ce que Monseigneur Léonard, conséquent, fait, remplissant ainsi la mission qui lui est dévolue. Tout le reste est (mauvaise) littérature.