Chers amis lecteurs,

Nous vous avons invités à un rendez-vous hebdomadaire, pour suivre le Procès d'Allah de François WAHA. Un épisode en a été posté chaque jeudi à partir du jeudi 15 avril 2010.

L'ensemble de la pièce sera désormais consigné dans cette page.

Allah Le procès François WAHA

Avertissement

En guise d’avant-propos, voici un « avertissement » qui porte mieux son nom. Il y a eu, au cours de l’Histoire humaine, une série de grandes migrations. Mais celle que nous connaissons en Europe actuellement, est de loin la plus importante par les millions d’êtres concernés et par l’enjeu des principes de civilisation en cause.

Il se joue actuellement, sans que le citoyen Lambda en prenne conscience, trop occupé qu’il est par les soucis quotidiens et les jeux télévisés, une lutte pour faire prévaloir, au niveau des Nations pas si unies que cela, des valeurs éthiques, juridiques et politiques qui revendiquent une vocation universelle. Le défi est lancé au nom de l’Islam à l’Occident de tradition chrétienne. Dédaignant la « Déclaration universelle des Droits de l’Homme » votée en 1948 par les Nations Unies d’alors, les pays islamiques lui opposent trois textes de « Déclarations universelles islamiques des Droits de l’homme ».

« Islamique universelle » voilà une contradiction direz-vous, on est "universel" ou "islamique" , pas les deux à la fois. Détrompez-vous : l’objectif d’ailleurs clairement affirmé de la religion islamique est de conquérir la Terre tout entière et d’être donc universelle. Pour l’Islam, « islamique » et « universelle » sont une seule et même chose. Ces déclarations islamiques, opposés à celle de l’Occident libéral et démocratique, sont d’inspiration théocratique totalitaire. L’une d’elles affirme dans son préambule que :

« L’Islam a donné à l’Humanité un code idéal des droits de l’homme, il y a quatorze siècles. Ces droits ont pour objet de conférer honneur et dignité à l’Humanité et d’éliminer l’exploitation, l’oppression et l’injustice. Les Droits de l’Homme, en Islam, sont fortement enracinés dans la conviction que Dieu et Dieu seul est l’auteur de la Loi et la Source de tous les droits de l’homme (…) Les Droits de l’Homme dans l’Islam font partie intégrante de l’ensemble de l’ordre islamique »

Ce texte fut présenté par le Conseil islamique pour l’Europe, en 1981, à Paris lors d’une réunion organisée par….l’UNESCO ! Ces textes seront sans doute opposés à la Déclaration universelle originelle en temps utile. En attendant, l’Islam a remporté sur l’Occident, aux Nations Unies, une victoire dont l’importance échappe complètement à une masse de citoyens, qui ne savent plus ce que sont les principes.

L’Islam donc, a trouvé à l’ONU en commission, pas encore en assemblée générale, une majorité pour voter (en mars 2010) une résolution demandant aux Etats membres de punir le ou les auteurs de « diffamation » d’une religion.

De quel droit une religion se distingue-t-elle statutairement d’une philosophie ? Où est la frontière entre « critique » et « diffamation » ? Une brèche dangereuse est ainsi ouverte dans le droit à la libre expression de la pensée. Personne ne s’en aperçoit ou pire, ne s’en émeut. Alors que, sur un sujet aussi crucial, les médias devraient HURLER !

Il est urgent que les philosophes, les hommes de science, les artistes de toutes disciplines multiplient leurs manifestations pour le ferme maintien d’un Etat laïque, seul capable d’imposer la tolérance, nécessaire à une vie en commun pacifique. Nous n’avons pas le droit d’être aveugles quand on porte atteinte à un principe fondamental de la démocratie : la liberté d’expression.

De ces constations, et du sentiment d'urgence qui en résulte, naquit l'idée d'écrire (et de publier) le "Procès d'Allah". Nous le présentons aux lecteurs de notre blog sous forme d'un feuilleton en n épisodes, qui paraîtrons de façon hebdomadaire dans nos billets, puis seront rassemblés en texte unique dans une de nos "pages" permanentes.

Nous vous souhaitons bonne lecture...et bonne réflexion.

François WAHA et toute l'équipe de Sans Dieu c'Est Mieux.

Le procès d'Allah (1ère partie)

Ce procès a lieu dans une immense caverne, dont peu de gens connaissent l’existence. Il y a place pour recevoir la Cour, les avocats et l’accusé, bien sûr, les membres du jury et les témoins convoqués. Des petites salles isolées ont été aménagées tant bien que mal. Les ingénieurs du son se sont trouvés confrontés à un fameux problème d’écho.

« Messieurs, la Cour ! » ! La formule solennelle est criée par un huissier. Une formule qu’on n’a pas cru devoir adapter au fait qu’il y a, de nos jours, des femmes présentes dans la salle. Elles se lèvent néanmoins.

Le Président, suivi de ses juges assesseurs, se dirige d’un pas lent vers l’endroit d’où il siégera. Arrivé à la place réservée, il fait signe à tous de s’asseoir. Lui-même reste debout, ajuste un micro et déclare derechef :

« Mesdames, Messieurs, (Ah ! Les femmes existent.) J’ai l’honneur de présider cette Cour d’Assise internationale qui est réunie pour la première fois, succédant à la Cour internationale de Justice. Nous vivons une situation particulière, le gouvernement légal se trouvant dans l’incapacité de gérer les Affaires publiques. L’occupant l’en empêche et les ministres sont, comme nous tous, entrés en Résistance. Au passage, je tiens à saluer les membres du Jury qui, malgré le danger qu’ils courent, se sont présentés spontanément pour remplir un rôle ingrat. Nous avons à connaître d’un cas tout à fait hors du commun : nous allons juger quelqu’un qu’on nous présente comme étant Dieu, créateur de toutes choses dans l’univers ».

(Quelqu’ un crie : « Imposteur ! »)

« Je ne puis admettre ce genre de manifestation. Nous devons faire taire nos sentiments et nos convictions pour écouter attentivement les arguments des parties et juger en toute objectivité, en toute sérénité, la conscience en paix. Que celui ou celle qui craint ne pouvoir assumer cette nécessaire ligne de conduite quitte la salle ! »

(Un vieil homme se lève avec difficulté et quitte les lieux en claudiquant)

« C’est regrettable, mais mieux ainsi. Nous ne pouvons pas être suspectés de partialité. Il y va de la crédibilité de ce procès. Faites entrer l’accusé ! »

L’accusé entre, serré entre deux gendarmes qu’on reconnaît à leur brassard. On ne voit guère qu’un turban et une barbe noire impressionnante. Le corps disparaît dans une djellaba verte. Arrivé dans son box, l’accusé salue son avocat, maître Muhammad.

« Veuillez décliner votre identité. Nom, Prénom ! »

L’accusé reste muet. Le président s’impatiente et répète son injonction. Maître Muhammad intervient :

« Je vous prie, Monsieur le Président et vous Mesdames et Messieurs les jurés, d’excuser mon client. Ses convictions religieuses l’empêchent de parler à qui que ce soit d’autre que moi. Je ne suis pas seulement son avocat, je suis surtout son porte-parole. J’en avais prévenu le greffe. »

Le Président : « Je n’en ferai pas un incident de procédure qui risquerait d’avoir, pour conséquence, une annulation de cette session, alors que nous sommes pressés d’en finir. Le jury interprètera l’attitude de l’accusé. En attendant, accélérons le rythme. La parole est à monsieur l’avocat général. »

L’avocat général, Max Bau, se lève et ouvre devant lui un énorme dossier. Il parcourt des yeux la salle puis déclare :

« Monsieur le Président, Messieurs les Juges, Madame la Juge, Mesdames et Messieurs, membres du Jury. L’accusé ne devrait pas être seul dans ce box. Devraient s’y trouver également les dénommés YHVH et Dieu, dont les crimes sont antérieurs aux siens. Quoi qu’il en soit, Allah ici présent doit répondre – fût-ce par la voix de maître Muhammad - d’une série si longue de méfaits et de crimes que je ne suis pas sûr d’être exhaustif. Pour ne pas abuser de votre patience, je ne m’étendrai pas sur les méfaits mineurs, encore qu’ils dévoileraient la psychologie morbide de l’accusé. Déjà révélée par le fait qu’il a exigé de son prétendu porte-parole qu’il le présente comme créateur de toutes choses.

« Choses ! choses ! choses ! » « Un malencontreux écho échappe aux ingénieurs du son. Mais l’orateur poursuit :

Ce dont s’est acquitté maître Muhammad avec le succès que l’on sait. L’avocat a été tellement influencé par Allah, qu’il est parfois difficile de dissocier la part de l’un ou de l’autre dans les actes terribles que nous allons décrire.

Maître Muhammad bondit.

« L’avocat général traite l’avocat de la défense en co-accusé ! C’est scandaleux !

L’avocat général très rapidement :

« Ce n’est pas une opinion, maître, mais une simple observation. »

C’est Allah en tous cas, si l’on en croit le Coran – et il est interdit de ne pas croire le Coran – c’est Allah, dis-je, qui prêche la haine des non-croyants et incite à les tuer. En voici, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la preuve indubitable : les versets du Coran lui-même, dictés par Allah à Muhammad par l’intermédiaire de son secrétaire très particulier, l’ange Gabriel. Pour éviter la lourdeur impliquant de la part de chacun une attention continue,(NOTE : Et c’est votre cas, cher lecteur, chère lectrice) je me propose de fournir, pour chaque chef d’accusation, une ou deux citations suffisamment probantes. Dans une note écrite, que je remettrai au tribunal et au jury, j’ajouterai des citations supplémentaires, prouvant l’obsessionnelle intention assassine de l’accusé et de ses acolytes.

Mais il est, je pense souhaitable et même indispensable de faire savoir tout d’abord, comment Allah se présente lui-même.

Il sort un exemplaire du Coran ; Maître Muhammad rouge de colère :

« Vous n’avez pas le droit, vous, infidèle, de toucher le Saint Coran. Déposez immédiatement le Saint Livre. »

L’avocat général, se, tournant vers le Président :

« Maître Muhammad fait obstruction à l’acte d’accusation. Comment voulez-vous que je mentionne le contenu de la pièce maîtresse de ce procès si je ne puis en prendre connaissance ce livre en main ? Devrais-je payer un domestique musulman pour qu’il tourne les pages ? »

Muhammad, saisissant la balle au bond : « Cette solution pourrait nous satisfaire. »

Le Président :

« Il y a bien un religieux de l’Islam instruit parmi les témoins ? Voyons ! Imam Deregbi, voudriez-vous rendre ce service à la Cour ?

Les gendarmes laissent passer un homme assez grand et corpulent, en turban blanc et long manteau noir. Il porte le collier de barbe usuel. Sa démarche est assurée. On voit qu’il a l’habitude de donner des ordres, non d’en recevoir ! Il va se placer à côté de l’Avocat général qui lui remet le Coran. A la demande de l’avocat général, il lit :

«Dieu est le créateur de toute chose ; il est l’ Unique, le Dominateur suprême » (13/ 16), «

La religion, aux yeux de Dieu est vraiment la soumission » (3 / 19),

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » (51 /56)

C’est clair ! Les hommes sont ses « choses »..

Je vais vous lire où plutôt Monsieur l’imam va vous lire :

« La grâce est dans les mains d’Allah ; il la donne à qui il veut » (3 /73)

« Allah a favorisé certains d’entre vous plus que d’autres dans la répartition de ses dons » (16 / 71)

« Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut. Il est Puissant et Sage » (14 /4)

Il fait d’eux ce qu’il veut. Son emprise est absolue. Se rend-on bien compte de l’image de total arbitraire qu’Allah véhicule de lui-même et qu’il propose en exemple aux hommes ?

Est-il étonnant qu’un tel personnage pousse au crime ? Avec une habileté diabolique – pour un Dieu, c’est un comble ! -, il commence par diffamer ceux qui ne croient pas en lui.

Je lis ! ll prend automatiquement le Coran, que lui arrache l’Imam pour citer les versets dictés par l’avocat général.

« Les Incrédules sont les injustes » (2 /254), Et Allah annonce la couleur :

« Des vêtements de fer seront taillés pour les Incrédules. On versera sur leurs têtes de l’eau bouillante qui brûlera leurs entrailles et leur peau. Des fouets de fer seront préparés à leur intention. Chaque fois que, poussés par la souffrance, ils voudront sortir de là, ils y seront ramenés : goûtez le châtiment du Feu. » (22 / 19)

A partir de là, c’est l’appel au « djihad » – la guerre sainte- qui est évoquée des dizaines de fois dans le Coran. Allah tient à mettre les points sur les « i ». Ce n’est pas seulement dans l’au-delà que les Incrédules sont l’objet de violences :

« Mahomet est le Prophète d’Allah. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux » (48 /29),

« Quant à ceux qui ne croient pas, je les châtierai d’un terrible châtiment en ce monde et dans la vie future » (3 / 56)

Et jouant, en manipulateur chevronné, sur les réactions psychologiques de ses « guerriers », il ôte à ceux – ci tout scrupule et tout sentiment de culpabilité. Inspiré par le : « tu ne tueras point » universellement humain. Je cite :

« Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais Allah les a tués. » (8/ 27)

Où je m’y trompe fort ou Allah fait ici aveu de culpabilité ? Et ses sbires continuent à claironner à travers tous les médias que « l’Islam est une religion de paix ! » Et…

L’Imam se fâche à son tour.

« Je ne puis plus continuer à jouer ce rôle où je sers en fait à accuser Allah de mauvaises actions. Trouvez une autre victime, Monsieur le Président »

« Comment voulez-vous que la Cour fasse normalement son travail si elle est continuellement interrompue par des susceptibilités religieuses ? Reprenez votre document Monsieur l’avocat général et poursuivez, je vous prie » dit le Président.

« Je disais que sur les plateaux de télévision les représentants musulmans ne manquent jamais de citer le verset 56 de la sourate 2 qui dit, effectivement : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle, tandis qu’il croit en Allah, saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » (La traduction un peu curieuse est celle qui a été révisée par la Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse. Royaume d‘Arabie Saoudite.). On oublie toujours. TOUJOURS ! de mentionner le verset suivant, le 257, qui promet à nouveau le feu éternel de l’Enfer à ceux qui ne croient pas. Certes, ils ne sont pas contraints, mais l’alternative, c’est la damnation.

Il ne fait donc aucun doute qu’Allah ait directement incité et continue d’inciter ses croyants aux crimes contre l’Humanité. Il suffit d’évoquer les massacres des paisibles membres de la secte Bahai. Une petite sécession de l’Islam visant à un certain universalisme de la solidarité humaine, incorporant dans sa doctrine des éléments zoroastriens, juifs et chrétiens. Et, nous l’avons vu, il en assume l’entière responsabilité. Je requiers la peine la plus lourde pour ces crimes contre la liberté de conscience qui sont un déni de civilisation. Mais….ce n’est pas tout, et je demande à la Cour si elle estime devoir entendre les chefs d’accusation supplémentaires ? »

Le Président : « Je ne limite pas le temps de parole du Ministère public. Continuez donc, Monsieur l’avocat général. »

Nouvelle intervention de l’écho : « néral…néral…néral… »

« Je vous remercie, Monsieur le Président. C’est qu’Allah ne s’est pas contenté de dicter des règles religieuses. En sa qualité de dieu, il entend exercer un pouvoir absolu. Et il prescrit dans le Coran des règles de droit civil et de droit pénal, qui sont inchangeables puisqu’elles sont dites de source divine. Or, ces règles sont contraires à nos principes juridiques fondamentaux et il entend les faire appliquer aux Musulmans chez nous ! Nous aurions donc, Monsieur le Président deux droits différents à appliquer dans nos tribunaux…jusqu’au moment ou notre droit sera remplacé par la « Charia » (Codex juridique fondé sur le Coran). Et qu’arrive-t-il si, entretemps, les parties se présentant devant le tribunal sont, l’une islamiste, l’autre occidentale ? »

« On ne peut plus utiliser le jugement de Salomon ! C’est dommage ! » soupire le Président.

« Qu’aurait pu faire Salomon dans ce cas-ci ? » demande l’avocat général.

« Il aurait dit, comme je suis tenté de le faire : je me déclare incompétent ; Que chaque partie comparaisse en son lieu de naissance et porte plainte là ! » répond le Président. (Le président qui est nourri de droit romain, se lave les mains, imitant Ponce Pilate)

L’avocat général se gratte derrière la tête et reprend son réquisitoire :

Comment admettre ces versets du Coran qui « sacralisent » le statut inférieur de la femme. Je cite :

« Les hommes ont autorité sur les femmes en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris) et protègent ce qui doit être protégé pendant l’absence de leur époux avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voies contre elles, car Allah est certes Haut et Grand » (Sourate 4 verset 34)

C’est clair, je pense. Dans d’autres versets il est institué qu’en cas d’héritage, la part d’un garçon est double de celle d’une fille, et qu’il faut, en justice, la parole de deux femmes pour valoir celle d’un homme. Je passe sur la condamnation de l’homosexualité, qui, de fait, condamne au malheur 7 % de la population, pour en arriver à plus grave encore : les limitations en matière d’expression de la pensée. Ce n’est pas Allah lui-même qui incite directement à la censure et à l’autocensure, mais l’intolérance découle directement de son enseignement. Je me permets de rappeler au Président de cette Cour internationale, qu’à l’incitation de pays islamistes, une commission des Nations Unies a voté une résolution demandant aux Etats de rendre condamnable le « dénigrement des religions. » Qui fera dorénavant la distinction entre « critique » et « dénigrement » ? Quid si l’examen critique d’une ou des religions aboutit à la conclusion qu’elles sont fausses ou néfastes ? On ne pourra même plus sourire quand on verra une centaine d’hommes se plier le cul en l’air en signe de soumission à Allah ou un vieux bonhomme portant un chapeau de St Nicolas et s’appuyant sur une canne plus grande que lui pour signifier le pouvoir de l’Eglise de Rome ? Cette interdiction de critiquer est un crime contre l’Humanité. Un crime abominable parce qu’il écrase l’esprit, l’intelligence, la faculté de contester qui est moteur de progrès. Comme l’a dit John Stuart Mill : « Truth emerges from the clash of adverse ideas » (en français: du choc des idées jaillit la lumière) Et, ce crime contre l’Humanité, l’ONU en est pratiquement complice. Les pays islamistes et leurs alliés étant devenus majoritaires dans l’enceinte internationale ils ont réussi ce tour de passe-passe, renversant le principe de la liberté d’expression. Qui fait partie de la Déclaration universelle de 1948. Les champions et promoteurs de la liberté sont battus et humiliés sur leur propre terrain. Nous progressons vers l’obscurantisme et voyez, regardez bien Allah et son porte-parole : ils sourient !

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, il faut en prendre rapidement conscience : deux types de civilisation se heurtent au niveau le plus élevé de l’organisation mondiale. Un type ancien qui a prévalu en Europe et ailleurs jusqu’au siècle des Lumières; celui de la théocratie absolutiste. L’évolution des sciences et l’instruction des hommes l’a fait remplacer par un libéralisme relativiste et tolérant. Il faut choisir entre une théocratie absolutiste et un libéralisme relativiste. Ce procès a une dimension universelle. J’en ai terminé !

L’avocat général se rassied dans un silence impressionnant. Au bout d’un moment, le Président déclare :

« La parole est à la défense ! »

(à suivre)

Le procès d'Allah (2ème partie)

La première partie du Procès d'Allah a été postée le 15 avril; nous invitons les lecteurs à lire les feuilletons dans l'ordre....

Maître Muhammad se lève. Son regard balaie la salle d’audience depuis le siège de l’avocat général jusqu’au jury en s’attardant sur le Président. Puis il dit, d’une voix forte et profonde :

« Monsieur le Président, honoré jury, honoré public, nous avons tous été impressionnés par le talent oratoire de Monsieur l’avocat général et par l’habileté de son réquisitoire. Je ne puis prétendre l’égaler. Mais je relèverai néanmoins quelques erreurs de fond et quelques failles dans ce qui vient d’être dit.

Allah qui comparaît devant vous, vous est présenté comme un bandit et comme un dangereux criminel. Or, le premier verset de la première sourate du Saint Coran, appelée « Al Fatiha » (l’ouverture) montre comment les hommes s’adressent à lui, Seigneur de l’Univers. Ils l’appellent « le très Miséricordieux » et l’implorent en ces termes : « Guide- nous dans le droit chemin. » Est-ce à un criminel que plus d’un milliard de Musulmans font cette demande ?

Hé oui, Monsieur l’avocat général, quoi qu’on dise du côté des incroyants, l’Islam est une religion de paix. Et sans doute les versets suivants vous auront- ils échappé ? Le Saint Coran est un livre si riche qu’on ne peut le lire qu’avec une attention continue et l’esprit en éveil. Je lis donc : « Allah appelle à la demeure de la paix et guide qui il veut vers un droit chemin » (10 / 25) ou «Entrez-y en paix et en sécurité.(15 / 46) ou….je pourrais comme Monsieur l’avocat général vous aligner une litanie d’exemples, mais je ne veux pas abuser de votre patience. Et si les Occidentaux s’acharnent à chercher dans le Coran des contradictions, qu’ils appliquent le même zèle à la Bible. Je n’en relèverai qu’une, que voici où il est dit du pays d’Israël : « Je le donnerai à vos successeurs. J’enverrai un ange et j’en chasserai les Cananéens, les Amorites, les Phéreziens, les Hetiens et les Jébuzites » (Exode 33/ /1-3) Mais, on lira ailleurs : « Si un étranger réside dans votre pays, vous ne lui causerez aucun tort. L’étranger qui résidera chez vous, vous l’aimerez comme vous-même car vous avez été des étrangers dans le pays d’Egypte » (Lévitique 19 / 33-34) Le premier passage sert de justification aux expulseurs des Palestiniens, le second les condamne !

Droit civil ? Certes il y a des différences entre nos communautés. Mais laquelle détient la vérité ? Vous reprochez à Allah d’avoir dit aux Musulmans : « vous êtes la meilleure communauté ». Mais vous voulez, vous, les Occidentaux, imposer à la Terre entière vos conceptions de la politique et du droit. Vous avez fait voter, par une minorité d’Etats, en 1948, une « Déclaration universelle des Droits de l’Homme ». Ce texte contrevient sur plusieurs points à notre droit et c’est ce qui nous a poussés à préparer une « Déclaration islamique » tout aussi universelle, que nous opposons à la vôtre. Il faudra bien que vous acceptiez un parallélisme. Car il répond au vœu de la majorité actuelle au sein de l’ONU. Le vote sur le « dénigrement » des religions l’a montré. Allah a le droit d’exiger le respect de son message. Doit-il se laisser diffamer ? Curieuse conception occidentale du respect d’autrui.

Vous avez entendu Monsieur l’avocat général évoquer légèrement, au passage, les noms de YHVH et Dieu. On adresse implicitement à ces deux individus, à peu de choses près, les reproches que l’on fait à Allah. Mais Allah seul serait condamné ? Et les jurés qui sont représentants du peuple tout entier pourraient avaliser une telle injustice ? Non ! Si YHVH et Dieu sont libres, il faut qu’Allah le soit aussi. Ainsi soit-il ….

Visiblement satisfait de sa démonstration, maître Muhammad rejoint son client et lui dit quelque chose à l’oreille. Sans doute une parole d’encouragement ?

Dans la salle, à l’endroit réservé à la Presse, le journaliste du « British Observer » glisse à l’oreille de son voisin, Marcel Bonvoeux du « Matin » : « Il est tout de même très fort, non ? ». Son interlocuteur répond par une moue.

Le Président se penche sur ses papiers et dit : « nous allons maintenant entendre les témoins cités par les parties. Faites venir à la barre l’Imam Ismaël Deregbi. »

A cet instant, les portes de la salle s’ouvrent et surgissent une vingtaine d’hommes et de femmes en armes. On reconnaît immédiatement les forces amies du « Front Laïque Mondial » et de l’ « Alliance Internationale des Femmes Libres ». Tous ces militants ont franchi, par des chemins détournés et au péril de leur vie, les barrages érigés par les Talibans. Ces derniers qui furent jadis financièrement aidés par la Grande Bretagne et militairement armés par les Américains, constituent une armée d’élite. A travers le brouhaha on entend :

« Monsieur le Président…Un vote renversant à l’ONU : l’Imam El Kadermhi est porté à la présidence par 150 voix contre 40 et deux abstentions. Dans son discours d’investiture l’Imam s’est réjoui de la grande victoire de l’Islam. Il a annoncé un ensemble de mesures d’éradication définitive des mécréants partout dans le monde. Nous venons d’apprendre qu’une réplique immédiate a été préparée au Quartier général des Forces de Résistance à Bruxelles. »

« A ce stade-ci, que peut-on faire ? » demande le Président.

« La nature de l’intervention est encore secrète. Mais la générale Ku Re Ten avait l’air de se réjouir du plan d’action mis au point par le Conseil de stratégie. »

« Merci de nous avoir prévenus ? Mais nous devons poursuivre notre session. Veuillez vous retirer »

Les militants armés se retirent, obéissant à leur chef et au Président du tribunal. Le président rappelle le témoin, l’Imam Ismaël Deregbi. Après les formalités d’identification, le dialogue s’engage.

Le Président : « Vous venez à la demande de maître Muhammad. Que pouvez-vous apporter comme élément de jugement intéressant à notre tribunal ? »

L’Imam : « Allah Akhbar ! Ce procès est boiteux ! Il laisse croire que tous les Musulmans sont islamistes et terroristes. C’est un peu comme si je voulais vous faire croire que l’Eglise catholique tout entière est fondamentaliste ! Ou que tous les Juifs sont sionistes. Vous ne seriez pas différents des gens de chez nous qui font ce genre de généralisation abusive. Non ! Nous sommes des milliers d’enseignants religieux à éduquer les enfants dans le respect du prochain. Nous laissons volontairement dans l’ombre des versets du Coran qui ne répondent plus à la vie collective moderne. C’est à peu près ce que font les Juifs par rapport à l’Ancien Testament. La démarche est facilitée du fait qu’il y a deux créations différentes de la femme dans le livre sacré d’Israël. Deux genèses : dans l’une Dieu crée Adam et sa compagne en même temps et à égalité (Genèse 1,26) et dans l’autre, la femme est créée à partir d’une côte de l’homme et subordonne ainsi la femme à l’homme (2, 22 à 25). Il est vrai que rien n’est jamais clair chez les Juifs ! Avec Allah on sait à quoi s’en tenir… »

Tous les regards se tournent vers l’accusé qui reste impassible. Maître Muhammad farfouille dans ses papiers. L’Imam, qui est sans doute seul à ne pas avoir tourné le regard vers l’accusé, Allah, continue :

« Il ne faut pas s’en tenir strictement au texte. Il faut voir, dans les grands pays musulmans comme l’Iran, le Maroc, l’Indonésie comment les gens se comportent dans la vie de tous les jours. Nos universités forment des femmes médecin, des avocates, des enseignantes, des ingénieures…Nous leur demandons simplement de perpétuer la modestie et la pudeur féminines, en portant le voile et en se vêtant dignement. Quel crime contre la liberté ! Quelle différence avec le fait que les femmes juives pieuses portent la perruque ? N’y a-t-il pas pour vos féministes outrancières, d’autres sujets de préoccupation dans le monde ? Nous sommes, nous Musulmans l’avenir de l’Humanité. A Bahrein au Koweit les femmes votent et sont élues. Comme l’a dit un jour le leader algérien Boumedienne : « Nous vaincrons grâce au ventre de nos femmes. » Notre expansion dans le monde se fait sans violence. Et nous estimons que l’un des versets les plus importants du Saint Coran est celui qui dit :

« C’est pourquoi nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la Terre c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la Terre » (5 / 32)

On peut rapprocher de celui-ci un autre verset qui dit :

« Tout le bien qui t’arrive vient d’Allah. Tout le mal qui t’atteint vient de toi ! » (4 / 70)

L’Imam exprime d’un geste qu’il en a terminé. Le Président :

« Les avocats ont-ils des questions ? »

« Non ! » répond maître Muhammad. Maître de Waha défenseur de Maryam Ali, dit pour sa part :

« Ma cliente compte bien faire entendre à la Cour un autre son de cloche. »

« He bien ! » dit le Président « autant l’entendre tout de suite, tant que les propos de l’Imam sont encore clairement inscrits dans les mémoires. J’appelle donc à la barre Madame Maryam Ali »

S’avance une jeune femme dans la quarantaine, sobrement vêtue avec une élégance évidente. Elle saisit la barre avec force. On dirait qu’elle prend les commandes d’un char d‘assaut. Elle inspire fort et commence sa déposition d’une voix claire :

« Je suis assez d’accord avec l’Imam quand il affirme que l’Iran s’est modernisé. Ainsi, il a renoncé au djihad par le ventre des femmes : la contraception est universelle et gratuite. J’ajouterais toutefois : que s’est modernisé tout ce qui est matériel. Quant à l’esprit ….Ne lit-on pas dans le journal, ce matin, qu’un artiste iranien a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir inséré des versets du Coran dans une chanson. Cinq ans de prison ! Bel exemple d’épanouissement culturel. Je puis parler en connaissance de cause de la modernité de l’Iran que j’ai dû fuir il y a trois ans. Je suis ingénieure en informatique mais, comme femme, je ne pouvais sortir qu’accompagnée d’un homme de la famille. Interdit au cours de s’asseoir sur la même rangée qu’un garçon. Obligation d‘être couverte jusqu’aux chevilles. Obligation d’obéir aux hommes de la maison. Ce n’est pas drôle d’être femme dans un pays islamique modernisé. C’est encore pire ailleurs. En Arabie Saoudite il nous est interdit, à nous les femmes de conduire une voiture et nous ne pouvons sortir qu’accompagnées par un homme de la famille.

On pardonnera à une féministe dite « outrancière » de l’être, parce qu’il y a mille raisons de l’être. Le voile affirmation de notre pudeur ? Mais cette pudeur nous est prescrite par les hommes. Quel est dès lors son sens ? La pudeur véritable est un sentiment intime qu’on peut ressentir ou pas. Mais qui ne peut vous être imposée et qui ne peut être une obligation généralisée. Le voile n’est pas religieux ; il est le symbole de la soumission de la femme à l’homme. Tout n’est que soumission dans l’Islam. L’homme est soumis à Allah, que voilà ! La femme à son tour est soumise à l’homme. En-dessous de la femme il n’y a que les esclaves et les animaux !

Le principe d’égalité, fondement de NOTRE société moderne est inconnu en Terre d’Islam. Quant au principe de la démocratie politique, vous voyez ce qu’il en est advenu. Il a valu, temporairement, pour les Musulmans installés chez nous. Dès qu’ils l’ont pu, ils ont pris le pouvoir pur installer la dictature théocratique contre laquelle nous nous battons. Mais, avec l’énergie du désespoir.

Pauvres enfants à qui nous léguons, à cause de l’ignorance, de l’aveuglement, de la lâcheté des hommes et des femmes au pouvoir, une société sans autre espoir que le paradis décrit dans le Coran. Les hommes auront à leur disposition des vierges éternelles…non voilées. Et les femmes se contenteront d’assister aux ébats dans ce bordel céleste. Pas d’éphèbes éternellement virils réservés aux femmes pieuses en manque d’orgasmes.

On en rirait, si tout cela ne signifiait pas l’abandon de toute liberté individuelle. On n’existe que comme membre de la « Ouma » (communauté des fidèles), qui est la seule patrie d’un Musulman.

Maryam retourne à sa place. Son avocat l’accueille avec un sourire qui signifie clairement : « très bien » ! Quelques secondes de silence total que rompt le Président :

« Des questions Messieurs les avocats ? »

« Oui, Monsieur le Président »

C’est maître Muhammad, qui demande la parole.

« Inutile de rappeler le témoin à la barre : il vaut mieux que cette dame reste près de son avocat, qui la protège. »

Se tournant résolument vers Djamila Ali, maître Muhammad lance :

« Sans doute n’avez-vous pas voulu abuser de votre présence à la barre ? Vous auriez pu ajouter quelques éléments de réflexion équilibrant davantage votre témoignage, rendant celui-ci plus crédible ? Dites-moi, Madame, avez-vous lu la Bible judéo-chrétienne ? Non ! Non ! Non ! Inutile de parler, la réponse est « non ! » Sinon vous auriez relevé le statut inférieur de la femme dans la religion juive comme dans la religion chrétienne. Saint Paul de Tarse écrit dans son épitre aux Ephésiens : « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ, les femmes à leurs maris, comme au seigneur car l’homme est la tête de la femme comme le Christ est la tête de l’assemblée, lui, le sauveur du corps et comme l’assemblée est soumise au Christ, les femmes à leur mari, en tout » (5/ 22 à 24 ) et aussi : « …et que la femme craigne son mari (5 / 33).

Les prophètes se seraient-ils consultés ? Impossible, ils se suivent à des siècles de distance. C’est donc que YHWH, Dieu et Allah ont dit aux prophètes, chacun par devers soi, les mêmes vérités éternelles ? C’est la sagesse divine qui a voulu, de tous temps, que la femme soit au second rang. Les Humains n’ont pas à se prononcer sur la justice divine.

Je demande aussi à Madame si nous vivons bien ici en Terre chrétienne. Et en démocratie ? Il y a quelques années à peine, dans un journal que nous avons racheté depuis, le Cardinal Danneels de Belgique, disait tout de go au journaliste qui l’interviewait : « mais, l’Eglise n’est pas une démocratie ! ». Et vous nous reprochez de ne pas être démocrates ? Je crains, Madame, que vos indignations soient très unilatérales….Un peu plus d’objectivité donnerait un peu de poids a vos affirmations.

D’un geste ample il se drape dans sa dignité.

C’est maintenant une jeune femme en micro-minijupe, outrageusement maquillée, qui s’avance, aussi rayonnante que sexy. Quand le président lui demande : « Profession ? » des rires fusent spontanément. Question inutile !

« Malgré mon jeune âge je suis depuis assez longtemps dans la profession pour pouvoir dire que je connais les hommes. Et je puis dire que, depuis quelques années, la clientèle a progressivement changé. Dans le temps, je soulageais surtout des quadragénaires qui n’étaient pas satisfaits des relations avec une épouse « coincée ». Aujourd’hui ce sont des jeunes mecs de vingt, vingt- cinq ans qui n’ont pas d’accès à une femme à cause de leur religion. Ce sont pratiquement tous des Musulmans. Ils sont frustrés, je ne vous dis pas. Ils se jettent sur vous – heu ! sur moi – comme si on leur présentait un couscous, alors qu’ils n’auraient plus rien mangé depuis un mois de ramdam..

Le Président rectifie : « Vous voulez dire Ramadan, Madame.

« Oui, c’est bien ce que je dis Monsieur le Président ! Et ces types deviennent dangereux. Pas de femmes « voilées », qui jouent prudemment les prudes. Pas d’homosexualité de substitution. Masturbation quasi impossible dans une famille nombreuse. Restent les filles. Mais ils n’ont pas moyen de payer. Alors, ils violent. En bande. Moi j’ai été violée par trois de ces salauds. Mais je crois qu’ils l’ont regretté. J’avais accidentellement contracté une blennorragie. Ils auront pissé des lames de rasoir par paquets. Ca leur aura sans doute enlevé l’envie de recommencer. A la prochaine crampe du zizi, ils sauteront sur une burka, Allah ou pas ! La demande pour la sodomie a augmenté. Comme les rares femmes qui risquent tout de même des relations, veulent à tout prix préserver leur virginité, elles imposent la pénétration anale ; Je crois que c’est comme ça qu’on dit pour baiser par le trou du cul ?

Le Président, pressé de mettre un terme aux divulgations de ce témoin : « Je vous remercie, Madame. Non ! Ne quittez pas. Des questions ? » (Espérant qu’il n’y en aurait pas.)

Muhammad : « Oui, Monsieur le Président. Je voudrais demander à cette femme, comment elle sait que les jeunes hommes qui ont recours à ses services sont de religion musulmane ? »

Le témoin : « D’abord, ils sont tous circonscrits. (sic !) J’avoue que c’est plus propre. Presque tous marmonnent en niquant. Je leur ai demandé ce qu’ils disaient. Ils demandaient pardon à Allah, miséricordieux. Deux ou trois ont sorti un petit tapis après avoir tiré leur coup et ont prié, le cul en l’air. »

Muhammad : « Vous ne comprenez aucune de nos langues. Ils ont pu vous raconter n’importe quoi. Mais, admettons. Ce n’est pas le propre de notre religion. Il s’agit d’une petite minorité d’égarés, Incapables d’un effort de chasteté. Et n’est-ce pas dans un hôtel aussi particulier que celui où vous exercez votre profession, qu’on a trouvé mort Monseigneur Danielou, un évêque catholique ? Je sais, l’Eglise a prétendu que l’évêque était là pour recevoir la confession d’une fille et lui accorder sa bénédiction. Un « service de confession à domicile » en quelque sorte. Qui a pu croire pareille histoire ? Et que dire de la profusion de viols de jeunes dans le clergé catholique ? Au moins en Islam il n’y a pas d’obligation de célibat. Balayez devant votre porte, Madame ! »

Le Président coupe court à cet échange de propos scabreux :

« Je vous remercie, Madame pour les informations fournies à la Cour. J’appelle à la barre le professeur Christophe Bellange, Président de « l’Association internationale des Psycho-sociologues du Comportement religieux. »

Un quadragénaire hirsute, l’air égaré, portant un volumineux dossier d’où émergent des feuilles mal assemblées, se précipite à petits pas. Il dépasse la barre et va droit vers le Président qui a un mouvement de recul. Le professeur tend péniblement à bout de bras son dossier que le Président accepte, un peu surpris.

(à suivre)

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Le procès d'Allah (3ème partie)

La première partie du Procès d'Allah a été postée le 15 avril; nous invitons les lecteurs à lire les feuilletons dans l'ordre.... Le second épisode a été posté le 22 avril.

« Permettez-moi, Monsieur le Président de vous remettre les procès verbaux des travaux de notre dernier congrès tenu à Nagasaki, au Japon. Ces feuilles contiennent une foule de données intéressantes que je n’aurai sans doute pas le temps de fournir dans mon intervention ici. »

Le professeur se retourne et se rend à la barre. Le Président l’interpelle :

« Je vous rappelle, Professeur, que la Cour attend de vous que vous l’éclairiez sur la manière dont la religion influence le comportement social de ses fidèles. »

« A vrai dire, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, si nous avons tenu notre congrès au Japon, ce n’est pas pour faire un voyage lointain aux frais de la princesse comme on dit, mais parce que le Japon est un cas tout à fait singulier en matière religieuse. N’était le fait que l’Empereur y est divinisé, on dirait que c’est un exemple à suivre. Il y a, au Japon, une cohabitation de plusieurs religions.. Mais, ce qui est surprenant et remarquable, c’est que les religions ne se juxtaposent pas seulement au niveau de la société, mais au sein même de l’individu.

Un Japonais ne voit aucun problème dans le fait d’être baptisé chrétiennement, de se marier selon le culte shintoïste des ancêtres et à choisir les rites bouddhistes pour son enterrement.

Cette attitude n’est possible que s’il n’y a pas d’attachement à des dogmes. Ce mélange religieux ne s’embarrasse pas de problèmes théologiques, ni de contradictions. La « sancta simplicitas » est passée par là. On se compose un « cocktail spirituel » à son goût. Personne n’y trouve à redire.

Nous avons choisi Nagasaki, non pour rappeler l’horreur de la bombe atomique, mais parce que cette ville de l’extrême sud-ouest de l’archipel nippon, a subi une forte influence chinoise. Or, les Chinois n’ont pas de religion au sens que nous donnons à ce terme. Le Tao est un principe d’harmonie universelle, pas une divinité. Par parenthèse, le bouddhisme n’est pas non plus une religion. Bouddha n’est pas un dieu. Mais il est ridiculement « déifié » par les hommes, qui lui construisent des temples et l’approchent dans un rituel complexe. Or, chacun de nous peut devenir un bouddha. C'est-à-dire un homme dégagé de toutes les vanités terrestres, connaissant l’illumination mystique de reliance au cosmos : le « nirvana » indien ou le « satori » nippon. Il suffit – si l’on peut dire !- de pratiquer les exercices psycho-physiques enseignés par Bouddha. Je renonce à exposer la complexité de la cosmogonie indienne qui connaît, comme le panthéisme grec, de nombreux dieux et déesses. Le panthéisme est on le sait, radicalement condamné par le Coran.

Les problèmes commencent avec le monothéisme développé et propagé par les Juifs, dont une secte a donné lieu à l’essor des Chrétiens, et, plus tard, par les Arabes. Les trois religions – Judaïsme, Christianisme et Islamisme – ont le même dieu sous trois appellations différentes : « YHWH, Dieu et Allah ! » cette image d’un dieu unique supposé être le créateur de toutes choses et tout-puissant, mène à un schéma mental d’absolutisme totalitaire, qui se projette comme idéal de société. Tout libéralisme épris de liberté individuelle est en contradiction avec cette vision de pouvoir absolu auquel l’individu doit obéissance. Ces religions sont fondamentalement opposées à la démocratie politique. Elles présentent néanmoins des tonalités différentes.

Les Juifs éternellement minoritaires persécutés, pour vivre heureux, vivent cachés. Ils se replient sur eux-mêmes, ne font pas de prosélytisme, et se consolent d’être le « peuple élu » et donc dans une situation particulière par rapport aux autres. Et, par un mécanisme aberrant, ils sont effectivement devenus plus intelligents. En effet, exclus de la plupart des professions honorables et de la propriété terrienne, longtemps seule ou principale source de richesse, ils ont dû se rabattre sur l’artisanat, les arts, les sciences et le maniement de l’argent. Or, l’époque moderne a propulsé ces spécialités à l’avant-plan du progrès ., Pourchassés, ils ont dû inventer mille moyens de se protéger. La mentalité collective s’est construite sur le leitmotiv : « Juif, pour survivre, tu dois être le meilleur …Et tu l’es! »

Jésus Christ, Juif révolutionnaire à son époque, opposé à ses coreligionnaires, met en exergue le côté humaniste universel du Judaïsme, prêche l’amour du prochain, tend l’autre joue à qui le gifle et finit sur la croix. Son message d’amour universel dépasse l’entendement de ses « fans » qui fondent une Eglise alliée au pouvoir politique. Les successeurs du révolutionnaire ont choisi le camp de l’autorité. L’Eglise soutient la royauté et les moines deviennent guerriers. Les Chrétiens sont devenus conservateurs et agissent comme tels.

Allah dit aux Musulmans : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir parmi les hommes ! Vous ordonnez le convenable et interdisez le blâmable et croyez en Allah» (3 / 110)

D’autres versets encore clament la supériorité des Musulmans sur les autres humains. Avant d’avoir subi l’influence des Lumières, les christianismes faisaient de même. Nous sommes ici au cœur d’une dangereuse dérive psycho-sociale. L’Islam est la religion de la soumission à Allah. Mais, en même temps, elle affirme la supériorité de l’Islamiste sur les non-Musulmans. Donc, le Musulman s’exorcise de cette soumission imposée à Allah, par une arrogance, une agressivité hautaine vis-à vis des autres puisque Allah lui-même reconnait sa supériorité. Un mécanisme aggravé du fait qu’anciens colonisés, relégués dans les pays d’accueil à des postes mineurs, ils y ajoutent frustrations et volonté de revanche. Bien sûr, chaque Musulman n’est pas marqué par cette mentalité collective. Il y a une minorité de courageux contestataires qui luttent contre cette attitude mentale. Elle imprègne cependant, à des degrés divers, la psychologie individuelle de la majorité des fidèles de l’Islam.

J’ajouterai que : « moins la politique permet d’espoir, plus la religion séduit les masses par l’espérance ! La gauche socialiste représentait jadis l’espoir politique mais, ses carriéristes ayant renoncé à son objectif anticapitaliste, se font eux-mêmes les défenseurs d’une religion totalitaire !

Voilà, Monsieur le Président. J’espère ne pas avoir été trop long ? »

« Pas du tout, Professeur Bellange, La Cour vous remercie.

« Nous entendrons comme dernier témoin d’aujourd’hui, Sa Haute Bienveillance, le professeur Dieudonné Delacroix, Président de la Ligue internationale des Sectes reconnues. Que Sa Haute Bienveillance veuille prendre la peine de s’avancer… »

Surgit d’on ne sait où un homme relativement jeune qui sautille plus qu’il ne marche, mais sa démarche reste si harmonieuse qu’il en impose. Il porte sur la poitrine un énorme bijou, signe de son grade religieux.

« Vous représentez donc, Votre Haute Bienveillance, des sectes dites « reconnues », qui se plaignent de discrimination. C’est bien cela ? »

« Tout à fait, Monsieur le président. Les sectes reconnues sont celles qui ont été mentionnées au cours du débat parlementaire …. »

Une voix crie dans la salle :

« C’est faux ! La Scientologie a été au centre du débat et n’est pas reconnue ! »

Sa Haute Bienveillance rétorque :

« Vous vous êtes vous-mêmes baptisés « Eglise de la Scientologie ». Vous n’avez rien à voir dans le problème des sectes ! »

L’intervenant insiste :

« Nous sommes attaqués de toutes parts comme secte. Dans tous les médias bourrés de propagandistes de l’Eglise de Rome et de l’Islam.

Le Président frappe du marteau et ordonne : « Gendarmes, faites sortir ce perturbateur ! »

L’intervenant est expulsé sans ménagements.

« Continuez, je vous prie.. »

« Il y a une centaine de sectes reconnues dans le monde. Elles ne sont pas subsidiées pour autant. Elles pourraient cependant considérer qu’elles font l’objet d’une discrimination par rapport aux Eglises et Cultes financés par les pouvoirs publics dans certains pays. Elles se plaignent uniquement du fait qu’en tant que sectes, elles sont partout considérées avec suspicion et traitées avec malveillance. On semble oublier que Jésus et ses apôtres formaient à l’époque une secte. De même que Mahomet entouré des siens. Comment définit-on la différence entre secte et religion ? Pour nous les religions sont avides de pouvoir et d’argent. Nous, nous contentons de proposer aux humains un ensemble de règles qui leur permettent de vivre heureux chacun par devers soi. Le bonheur collectif résulte d’une addition de bonheurs individuels. La plupart des sectes ne proposent pas un dieu, mais un « gourou », un guide, un maître à penser. C’est peut-être pour cela qu’on leur en veut ? Elles réclament un traitement dénué de préjugés. »

Le Président se lève et dit :

« Merci Bienveillante Eminence. Heu ! Excusez-moi : Votre Haute Bienveillance. La Cour suspend l’audience jusqu’à demain. Prenez bien garde à vous d’ici là ! Il fait encore relativement clair, mais sait-on jamais ? Chaque femme sera accompagnée jusque chez elle. A demain dix heures… »

La salle se vide lentement en silence.

(à suivre) +++ Le procès d'Allah (4ème partie)

REPRISE DES DEBATS.

La salle est comble. Il ne semble pas qu’il y ait des absents. La Cour prend place. Le président balaie la salle du regard. Allah est déjà dans son box entre deux gendarmes. Son avocat, maître Muhammad, est devant lui, comme un bouclier vivant. Il n’y a pourtant ici pour projectiles que des mots…Le Président ouvre la séance :

« Nous appelons à la barre, Yvan Razoum . Je suppose que je ne dois pas ajouter, le plus influent des philosophes actuels. Monsieur Razoum, veuillez préciser à haute voix à quel titre vous êtes partie à ce procès ? »

« Au titre de non-croyant menacé de mort à plusieurs reprises dans le Coran et donc par Allah. J’ai remis au greffier la liste des versets en cause, que la Cour et les jurés pourront consulter. Notre crime aux yeux d’Allah : ne pas croire en lui ! Nous autres philosophes ne croyons pas, en effet, aux apparitions, aux miracles, à une vérité révélée à un seul individu. Nous faisons usage de la raison, une faculté humaine dont les croyants de toutes orientations prétendent qu’elle nous fut donnée par leur dieu avec prière de nous en servir ? Comme le rappelle Jacques Berque dans son ouvrage « L’Islam au temps du monde » « le terme raison revient quarante-quatre fois dans le Coran. Qui dira que ce soit pur hasard ? » Et il raconte ce dialogue entre le Prophète et un de ses compagnons qui lui demande conseil : « Sur quoi baser mes jugements ? – Sur le Coran ! – Et si le Coran n’a rien spécifié ? – Sur la Sunna ! – Et si la Sunna n’a rien spécifié ? – Sur l’Ijma (ou consensus) des compagnons ! – Et s’ils n’ont rien dit ? –Sur ta propre raison ! »

Les croyants donc, ne font usage de leur raison qu’en dernier recours. Nous, nous nous basons d’abord et avant tout sur la raison. La foi est à l’origine de guerres sanglantes innombrables, d’atrocités sans nom. Ne rappelons qu’un seul cas significatif. Celui du jeune chevalier de la Barre qui, à 19 ans, a été exécuté, dans des conditions abominables, pour ne s’être pas découvert au passage d’une procession. C’était il y a trois siècles à peine ! La raison et la philosophie, sa fille, se sont toujours opposées à la folie guerrière. La foi proclame la guerre « sainte ». Tandis que pour les philosophes, la raison et la guerre sont antinomiques. Toute guerre est « déraisonnable ». En condamnant à mort les libre-exaministes, les non-croyants et les athées, Allah se prononce pour la guerre, contre la paix. Il doit être condamné du chef de « crimes contre l’Humanité » en raison du nombre d’atrocités qu’il a laissé se commettre en son nom. Il va de soi que Pierre et Paul, qui ont fondé l’Eglise de Rome, seront poursuivis pour les mêmes raisons et aussi sévèrement punis ? »

Yvan Razoum retourne vers son siège et croise Mohammed Roublardeg, à qui le greffier a fait signe de s’avancer. Un quinquagénaire ossu, ventru, barbu, l’air assuré du parvenu prend le relais…de la partie adverse. Il représente les commerçants musulmans du pays.

« Monsieur Roublardeg, vous affirmez que les commerçants musulmans sont victimes d’actes de « racisme » ? Pouvez-vous nous en apporter la preuve ?

« Oui, Monsieur le Président, des femmes européennes qui ne portent évidemment pas le voile - Allah leur pardonne ! – demandent de la viande de porc dans une boucherie qui mentionne clairement « viande Hallal ». C’est de la provocation « raciste »

« Excusez-moi, Monsieur Roublardeg, mais il me semble que ces personnes mettent en cause une pratique religieuse et…. »

Le témoin coupe la parole au Président : « c’est la même chose ! Attaquer notre religion c’est du racisme ! »

Le Président, blême : « On ne peut laisser s’accréditer un tel amalgame. Le « racisme » considère que tous les individus d’un groupe donné sont supérieurs ou inférieurs à tous les individus d’un autre. Ceci n’a rien à voir avec le fait de ne pas accepter un rituel religieux ! »

Roublardeg : « Hier encore, dans la cour de récréation de son école, mon plus jeune fils s’est fait traiter de « bougnoule ». C’est pas du racisme, ça ? »

On voit que maître Muhammad est mal à l’aise de voir un témoignage fait sur un ton si agressif qu’il ne peut que desservir la cause de l’accusé.

Le Président : « Ici, effectivement, ce peut l’être. Si vous avez identifié l’auteur de cette insulte, vous pouvez le dénoncer à la police ?

« La police ? Je sais ce qu’elle va me dire, la police. Hé Mohamed, tu ne crois pas qu’on a autre chose à faire que de nous occuper d’insultes entre deux gamins ? Et ce sont NOS policiers qui nous nous disent ça. Faut pas demander ce que c’était dans le temps, quand il n’y avait que des policiers et même des policières européens !

Quand vous voulez louer un appartement vous allez d’un refus à l’autre, sous différents prétextes : il vient d’être loué, ma fille vient de me dire qu’elle viendra habiter avec moi, c’est trop petit pour une famille nombreuse »,

« Et combien d’enfants avez-vous ?

« Huit, Monsieur le Président, trois garçons et cinq filles. »

« C’est effectivement une grande famille. »

« Mais avec deux femmes.»

« Vous admettrez qu’il faut déjà un appartement hors du commun pour vous loger. La propriétaire peut estimer que son appartement ne peut accueillir un si grand nombre de personnes ? »

« Ce n’est pas le propriétaire qui doit me dire comment je dois vivre. Nous nous débrouillons fort bien. »

« Je vous remercie pour votre information sur des incidents vécus. Témoin suivant s’il vous plaît, monsieur le greffier »

Un homme relativement jeune se lève, ouvre son manteau gris, s’en extrait et apparaît dans un maillot noir et blanc.

« Que signifie cette mascarade ? » s’écrie le Président visiblement irrité.

« C’est loin d’être une mascarade, Monsieur le Président. C’est l’affirmation d’une conviction : l’esprit de contradiction – noir contre blanc – est le moteur de l’intelligence. J’étais chansonnier. Durant vingt ans j’ai eu le bonheur de faire rire les gens au cabaret comme à la télévision. Je les faisais réfléchir en même temps sur les supercheries du pouvoir. Jusqu’au jour où sont apparus les barbus et les voilées de l’Islam. Tout à coup : fini de rire ! Fini de « dénigrer » (entendez « critiquer ») les saintes religions. Excepté les sectes, ces rivales, bien entendu. Par esprit de tolérance et pour ne pas être suspectés de « racisme », les dirigeants de télévision se sont soumis devant les barbus, comme ceux-ci se soumettent à Allah : à plat ventre, le cul en l’air. Au nom de la « diversité culturelle », ils ont trahi et sacrifié la nôtre. Ils m’ont sacrifié du même coup, me faisant passer pour un suppôt du Diable. Je ne pouvais plus dire que ce qui ne faisait de mal à personne et plaisir à tout le monde ! Je m’y suis refusé, car les banalités, si elles rassurent, ne font ni rire, ni réfléchir. Si j’avais accepté, j’aurais eu l’impression de participer à une vaste opération de décervelage.

Je ne suis pas suppôt du diable, Monsieur le Président, je suis le Diable lui-même. Je suis Lucifer – celui qui porte la lumière aux Hommes. L’ange qui a osé s’opposer à la Toute-puissance autoritaire et arbitraire de Dieu. Je suis l’opposition au pouvoir absolu. Je suis le contre-pouvoir permanent. Et je reprends à mon compte l’un des slogans les plus percutants de mai 1968 : « Interdit d’interdire ». Je suis la contradiction fondamentale. Je suis pour l’intelligence contre la bêtise, pour la justice contre l’arbitraire, pour la liberté d’expression totale contre la censure sous toutes ses formes et ce qui mène à l’autocensure, pour la lucidité contre l’aveuglement. Je rapporte la lumière là où est passé l’éteignoir.

Aujourd’hui, Monsieur le Président, je fais partie d’un groupe de résistance qui a pour nom de code : « Lucifer ! ». Comme vous vous en doutez, nous ne respectons pas le couvre-feu. Sur la putréfaction de ce qui fut NOTRE civilisation, nous faisons danser les feux-follets, symboles de liberté et de joie.

Voilà ! J’espère avoir pu éclairer un peu davantage encore la Cour et les jurés…

Le Président, visiblement rasséréné, clôt l’audition de témoins et propose aux membres du jury de se retirer pour délibérer. Ils seront accompagnés d’un juge de la Cour internationale qui n’est pas engagé dans la cause, bien sûr, et dont la mission consiste à faire respecter à la lettre les prescrits de la loi. La loi d’avant l’occupation s’entend. Ce jury compte douze membres. Il a été composé en tout hâte, mais avec le souci d’ouverture. Il comprend des femmes et deux « Musulmans » libres penseurs.

(à suivre:Délibération du jury ) François WAHA

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Le procès d'Allah (5ème partie)

Délibération du jury

Les jurés commencent la délibération. Ils sont douze, dont quatre femmes, sous la houlette du juge . Respectivement ; Lydia, Michèle, Françoise, et Maurice, Paul, Joseph, Ismaël, Louis, Charles, Hugo et Ali. Charles, en sa qualité de Premier Juré, va diriger l’échange de vues.

« Je propose qu’on demande la parole et qu’on ne parle que quand on y est convié. Pour éviter la confusion, personne, sauf le président de séance, ne peut interrompre celui ou celle qui exprime son point de vue. Sommes-nous d’accord sur cette manière de travailler ? Je demande un vote à main levée »

Toutes les mains se lèvent.

« Bien ! Première question : A supposer qu’il soit coupable des crimes dont il est accusé, Allah serait-il directement ou indirectement meurtrier? Ismaël ! »

« Ne faudrait-il pas d’abord se demander si Allah est Dieu ou pas ? »

« Là nous entrerions dans un débat théologique sans fin et cette mission ne nous est pas impartie. On nous demande de dire si l’accusé est coupable ou non de « crimes contre l’Humanité ». Ce dont le Ministère public l’accuse. Je répète ma question : à supposer qu’il soit coupable, le serait-il directement ou indirectement ? Gustave ? »

« S’il est, comme il l’affirme, Dieu tout-puissant – de là ma question – le fait qu’il laisse se produire des massacres de populations ou de groupes humains comme les non-croyants, le rend directement coupable. Nous avons d’ailleurs entendu l’avocat général lire une déclaration de l’accusé disant aux massacreurs : « ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est moi ! »

« Joseph ? »

« Je suis d’accord avec Ismaël » -

« Françoise ? »

« Non ! Directement veut dire, me semble-t-il, « de ses propres mains ». Non pas ses mains propres ! Or, c’est invérifiable. Pour moi, nous ne pouvons le dire directement responsable. Mais l’incitation à la haine et au meurtre n’est pas moins grave que l’acte direct. Elle peut faire agir des milliers, voire des millions d’assassins ».

« Oui, Guy, »

« Je proposerais de laisser de côté cette distinction entre direct ou indirect et de préciser que l’accusé est l’instigateur de massacres. »

« Qui peut se rallier à cette proposition ? Ici, nous votons par bulletin secret.»

L’opération de distribution des bulletins, puis le comptage prennent un peu de temps. Résultat du vote : 17 pour, 3 contre. L’accusé est reconnu comme étant l’instigateur de massacres répétés en divers endroits de la Terre et à diverses époques.

« Est-on sûr que l’accusé est bien l’auteur du Coran ? Et si oui, ses paroles ont-elles été bien notées ? » demande Ali.. Hugo souhaite répondre : « maître Muhammad, seul porte-parole autorisé affirme avoir pris note, aidé par l’archange Gabriel, des paroles d’Allah. Nous n’avons aucun élément nous permettant de mettre en doute cette affirmation. Les Califes successeurs et successifs qui ont exercé le pouvoir civil, militaire et religieux n’ont jamais rien dit d’autre. Ils ont tous entériné la version de maître Muhammad. »

« Tous les problèmes viennent du fait que le Coran est un livre « sacré » » dit Lydia « On ne peut y changer un iota . Et donc il ne peut être adapté à la vie moderne. »

« Il y peut-être une marge d’interprétation possible ? » demande timidement Maurice cherchant le regard d’ Ismaël et d’Ali. Charles hausse les épaules. « Il y a quelques jours, j’ai relevé dans le journal dans un surtitre, cette mention : une interprétation « obscurantiste » du Coran. J’ai écrit au journaliste en question lui demandant s’il y avait, à sa connaissance, une interprétation qualifiée autrement et quel pouvoir religieux la cautionnait. Jamais eu de réponse. »

« Il faut se résoudre à accepter la réalité : les versets vouant les non-croyants à la mort et aux géhennes ont bien été dictés par Allah, qui en endosse la responsabilité » conclut Joseph. On vote à l’unanimité sur le fait que le Coran, livre « sacré », reproduit exactement les paroles d’Allah. « Ne nous laissons pas duper. L’Islam est plus qu’une religion. C’est un pouvoir totalitaire et totalement anti-démocratique. Il règle une fois pour toutes une série de situations relevant du droit civil : statut de la femme, questions d’héritage, conditions de divorce, etc…etc…Je ne vais pas vous lire les versets concernés, vous les trouverez en annexe, classés par thèmes. dit Michèle, qui ajoute :

« Certains versets sont absolument contraires aux Droits de l’Homme. Mais je n’ai jamais entendu les organisations de Défense des Droits de l’Homme s’en émouvoir, elles qui sont si promptes à envoyer des communiqués tous azimuts à la moindre déclaration pouvant être interprétée abusivement comme « raciste » ou « antisémite ». Dès qu’un livre est déclaré « sacré » par on ne sait quelle « autorité », il échappe à tout reproche ? » « Dès lors », dit Hugo « je déclare, devant vous tous que je prends à témoin, que sera « sacré » et donc inattaquable en justice, le livre qui présentera le procès d’Allah au grand public ! »

Maurice, d’un air goguenard : « La Bible n’est pas en reste et compte aussi des passages inadmissibles. Vous voudriez attaquer le Pape en justice pour diffusion de cet ouvrage religieux ? »

« En bonne justice oui. Il faudrait au moins exiger que l’Eglise et les « Oulemas », sages de l’Islam », prennent nettement distance par rapport aux passages en cause. Et quand le Pape tient des propos indignes sur l’homosexualité, par exemple, il devrait être fustigé. »

Maurice : « Il l’est, mais mezza voce. »

Charles : « Revenons à nos moutons, s’il vous plaît ! »

Maurice : « Où sont les moutons et qui a laissé entrer le loup dans la bergerie ? Nous n’avons connu de difficultés avec aucune communauté d’immigrés. Dès que les Musulmans sont arrivés, les problèmes se sont accumulés et aujourd’hui nous sommes sous régime d’occupation. Voilà à quoi mènent les concessions faites de bonne foi, naïve et ignorante ou de lâcheté peureuse. »

Louis, presque exaspéré : « Il y a un crime d’Allah dont on ne parle pratiquement jamais, parce que le crime contre l’intelligence est moins sanglant que le crime corporel. Il entend interdire la libre expression des idées parce celles-ci mettent en danger le pouvoir sur les moutons

Certes, on vous dira que le Coran fait obligation d’étudier. Mais, l’apprentissage technique n’est pas dangereux : il peut même servir le pouvoir. Dans le domaine de la pensée c’est autre chose. Rien de plus dangereux qu’une idée quittant les rangs pour gambader librement hors des sentiers battus : on ne peut plus la contrôler. Pas de saine et fructueuse confrontation d’idées en Islam. Qu’ils sont pauvres les cerveaux à pensée unique ! Une pensée islamique qui impose la soumission à Allah, qui se nourrit de fatalisme parce qu’Allah a fixé le destin de chacun, aboutit à un conservatisme anémique.

Réfléchissons : d’un côté un Japon dont le professeur Bellange nous a montré l’esprit de tolérance, qui n’a pratiquement aucune ressource naturelle et qui inonde le monde de ses produits fabriqués « made in Japan », de l’autre, couvrant plusieurs Etats, une société figée dans son conservatisme qui n’a pas encore pu utiliser « made in Islam », malgré les ressources dont ses terres disposent ? Tout ce qu’elle peut produire ? Des bombes atomiques à brève échéance. »

Charles, manifestement pressé d’en finir, invite au vote. Les bulletins de vote sont distribués. Les votants ne prennent guère de temps pour exprimer leur intime conviction. Résultat ? A l’unanimité : « Allah est reconnu coupable de crimes contre l’Humanité. » Charles fait avertir la Cour du fait que le jury a voté. Tout le monde reprend place dans la salle. Pas un mot. La Cour entre avec solennité. Quand est annoncé le vote du Jury, le silence se fait encore plus pesant. La Cour se retire immédiatement pour délibérer. Le temps paraît suspendu. Quand la rentrée de la Cour est annoncée, un immense soupir remplit l’espace. Dès que les juges reprennent place, le silence devient à nouveau absolu. Puis tombe la sentence : « la peine de mort ! » (Note : en plein conflit armé, cette Cour internationale a le statut de Cour martiale). Une foudre s’abat dans la salle. Un cri presque unanime explose : « hourrah ! ». Puis une détonation suivie d’un curieux sifflement. L’accusé, Allah a éclaté et filé en l’air dans tous les sens avant de retomber en tas de plastique au pied du tribunal. Allah n’était qu’une baudruche. Il n’y avait pas d’accusé. Maître Muhammad jubile et crie : »Allah Akbar ». Il court vers la sortie. Deux gendarmes le maîtrisent difficilement. L’avocat hurle ; « vous n’avez pas le droit ! »

Le Président tonne : « Vous avez à répondre d’outrage à la magistrature ! Et de complicité dans les crimes contre l’Humanité commis par celui dont vous évoquez le nom ! Gardes emmenez-le. ! »

Dans le brouhaha général on entend :

Il s’est moqué de nous ! », « Il nous a dupés ! », « C’est lui, le coupable ! » « C’est lui qui attribue le Coran à Allah. Pourtant c’est lui qui l’a écrit ! » « Tout ça, c’est de la vaste blague, mais dangereuse. »
Maître Muhammad se débat  comme un beau diable. Mais il est entraîné par les gendarmes. Force reste à la loi ! Laïque ! Un écho retentit qui s’amplifie : ique …ique…ique…ique !

L’avocat général sursaute….Il se frotte les yeux, assis dans son lit , encore en partie dans son cauchemar. Un rêve prémonitoire ? Seul l’avenir peut le dire. Max regarde l’heure. Il est temps pour lui de se lever. Il doit requérir ce matin contre deux islamistes accusés d’appartenir à un réseau terroriste….

(FIN) (suivront la semaine prochaine les annexes et commentaires) François WAHA

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Le procès d'Allah (6ème et dernière partie)

ANNEXES ET COMMENTAIRES

Depuis des décennies, nous accueillons dans nos pays diverses communautés d’immigrés -– Africains, Chinois, Indiens, - sans problèmes. Nous n’avons de problèmes qu’avec la Communauté musulmane. C’est une indéniable évidence. J’essaye d’analyser pour quelles raisons. Et je n’en trouve qu’une : le Coran et l’Islamisme qui en découle. J’ai lu, relu et rerelu le Coran un stylo à la main pour essayer de comprendre ce qui pouvait inspirer aux Musulmans des exigences qui rendent impossibles des relations détendues. Il n’y a en tous cas aucune attitude « raciste » ou « xénophobe » à la base de mon analyse. Mais une volonté de s’informer.

Ce qui me sidère, c’est la légèreté avec laquelle des gens prennent part, avec autant d’assurance que de méconnaissance des faits, à un débat qui débouche sur la survie de notre civilisation d’esprit libéral. Mon souhait est de pouvoir fournir à un maximum de lecteurs des informations vérifiables donnant matière à réflexion. Quant aux esprits prévenus il serait illusoire de tenter de les convaincre. Il est une impossibilité logique : on ne peut pas prouver à un sot qu’il l’est !

Je vais donc tenter de présenter à ceux et celles, qui n’ont jamais lu le Coran, les versets dont le contenu est en contradiction avec les articles de la « Déclaration universelle des Droits de l’Homme ». Cette dernière indique les conditions indispensables pour assurer aux êtres humains, la liberté et le bien-être. Elle n’est –hélas !- appliquée nulle part dans son intégralité. Et déjà l’Islam lui oppose TROIS textes officiels constituant des « déclarations universelles islamistes » (vérifiez en tapant sur Internet : « Déclarations universelles islamistes des droits de l’Homme.»)

Allah

A tout Seigneur, tout honneur. Voici comment se présente ou se fait présenter Allah dans le Coran :

(le premier chiffre indique la sourate, le deuxième, le verset. Le Coran se compose de 114 sourates et 6236 versets. Dans les versets relativement longs, je n’ai repris que ce qui est vraiment  signifiant)

« Et votre divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui. Le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux » (2 / 162)

« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant. Celui qui subsiste par lui-même….. ………» (2 / 255)

« C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la Terre…….. » (2 /29)

«……… Dis : Allah est le Créateur de toute chose et c’est Lui l’Unique, le Dominateur suprême » (13 / 16)

« Je n’ai créé les Djinns et les Hommes que pour qu’ils m’adorent » (51/56)

« Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur et consacre- toi à Lui totalement » (73 / 8)

« …….Dis : C’est à Allah qu’appartiennent le Levant et le Couchant, il guide qui il veut vers un droit chemin » (2 / 142)

« ……Dis : le vrai chemin, c’est le chemin d’Allah. Et il nous a été commandé de nous soumettre au Seigneur de l’Univers. » (6 / 71)

Les Hommes sont ses créatures ; il fait d’eux ce qu’il veut. Sa volonté est sans limite, son emprise absolue.

« ………En vérité, la grâce est en la main d’Allah. Il la donne à qui il veut. La grâce d’Allah est immense et il est Omniscient » (3 /73)

« …….Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit » (2 /213)

« Il donne la sagesse à qui Il veut Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment c’est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d’intelligence seulement s’en souviennent » (2 / 269)

« Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans la répartition de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu’ils possèdent de plein droit (esclaves) au point qu’ils deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits d’Allah ? » (16 / 71)

« ……..Allah égare qui il veut et guide qui il veut. Et c’est Lui, le Tout-puissant, le Sage »(14 / 4)

« …….Puis, Il pardonnera à qui Il veut et châtiera qui il veut. Et Allah est omnipotent » (2 /284)

Il faut se soumettre à un seigneur qui se montre totalement arbitraire.

Tolérance

Voyons ce qu’il en est de la tolérance. Dans tous les médias on reprend les paroles de religieux islamistes selon lesquels l’Islam est une religion de tolérance. Voyons ce qu’en dit le Coran :

« Et très certainement, Nous avons fait descendre vers toi des signes évidents. Et seuls les pervers n’y croient pas. » (2 / 99)

« …..Ceux qui ne croient pas aux Révélations d’Allah auront certes un dur châtiment. Et Allah est Puissant. Détenteur du pouvoir de punir. » (3 / 4)

« ……Et nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant. » (4 / 151)

« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah, ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. » (6 / 29)

« Quant à ceux qui n’ont pas cru, je les châtierai d’un dur châtiment ici-bas tout comme dans l’au-delà et pour eux pas de secoureurs. » (3 / 56)

Remarquons le « ici-bas » qui pourrait donner des idées à quelque « fou d’Allah »

«…………. Ce sont les mécréants qui sont les injustes. » (2 / 254) Pour les gens du Livre (Bible), il ya une attitude ambiguë.

« Ô, les croyants : Ne prenez pas pour alliés les Juifs  et les Chrétiens, ils sont alliés les uns les autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah certes ne guide pas les gens injustes. » (5 / 51)

« Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte pour eux et ils ne seront point affligés. » (5 / 69)

Le non-croyant a, quant à lui, pleine liberté de choisir entre la soumission à Allah et la torture éternelle. Les « incrédules » doivent sentir comme un petit frisson leur parcourir le dos ? D’autant plus que les instructions d’Allah données à ses fidèles via le Coran sont limpides comme les ruisseaux du Paradis qui leur est ouvert :

« « Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur. A ceux qui ne croient pas on taillera des vêtements de feu, tandis que sur leurs têtes on versera de l’eau bouillante qui fera fondre ce qu’il y a dans leurs ventres, de même que leurs peaux ; Et il y aura pour eux des maillets de fer. Toutes les fois qu’ils voudront en sortir (pour échapper) à la détresse, on les y remettra et on leur dira : « goûtez au châtiment de la Fournaise.

Certes Allah introduit ceux qui croient et qui font de bonnes œuvres aux Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. Là ils seront parés de bracelets d’or, et aussi de perles, et leurs vêtements seront de soie. » (22/ 19 à 23)

Plus attirantes que ces babioles d’ornementation, les Houris, vierges éternellement « revirginisées », sont à la disposition des hommes. Pas des lesbiennes, l’homosexualité étant interdite. Il n’y a pas d’équivalents en damoiseaux pour les femmes. Nous y reviendrons…

Pleine liberté donc ? Liberté très bien circonscrite. Nous avons vu page 8 ce qu’il en est de ce verset si souvent cité :

« Pas de contrainte en religion….. »

Paix et djihad

L’Islam , répète-t-on partout, est une religion de paix. Peut-on vraiment vouloir la paix quand on a pour objectif d’islamiser la Terre tout entière ? Même si cette conquête voulait se faire pacifiquement –ce qui est le cas en Europe – à un moment où un autre des peuples auront une volonté de défense leur culture. Que se passera-t-il alors ? On entendra crier : « Djihad ! Djihad ! », la guerre dite « sainte » Ecoutons le Coran à ce sujet :

« N’obéis pas aux infidèles et, avec ceci (le Coran) lutte contre eux vigoureusement »(25 / 52)

« Oh, vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » ( 9 / 123)

« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent et ne transgressez pas. Certes Allah n’aime pas les transgresseurs»(……..) « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’associateurs et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes » (2/ 190 à 193)

Les injustes, nous le savons, sont les non-croyants, qui, de toute manière doivent être éliminés. Ils sont considérés comme irrécupérables. C’est...injuste ! Puisqu’ils peuvent toujours un jour se soumettre. Les croyants d’autres religions sont épargnés s’ils ne combattent pas. Ils seront absorbés à plus ou moins longue échéance. « Transgresser » n’est pas d’usage courant. Ce verbe est pourtant utilisé à la fois dans la traduction d’Arabie saoudite, dans celle de Masson (Ed. Gallimard 2 volumes) et dans le texte qu’on trouve sur Internet (oumma.com/coran). Le sens est « ne pas suivre les règles, désobéir » Le mot « associateur » est voisin, en son sens, de « polythéiste ». Il qualifie ceux qui « associent » un ou plusieurs dieux à Allah. Allah tient à rester seul maître à bord…

« Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez – les, et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la zakat,, alors laissez-leur la voie libre car Allah est Pardonneur et Miséricordieux »(9/5)

Il y a dit-on le petit et le grand « djihad ». Le petit étant la guerre sainte prise à la lettre, le grand étant la lutte contre soi-même pour se rapprocher d’Allah. Et, effectivement il y a des versets qui peuvent être lus en ce sens. Mais ceux que j’ai relevés sont nettement guerriers, sans doute possible.

Le Paradis

Une courte pause : une visite éclair au Paradis d’Allah. Autrement plus attirant que celui des Chrétiens, comme on va le voir. Bonne nouvelle : les femmes y ont accès avec leur mari :

« Entrez au Paradis, vous et vos épouses. Vous y serez bien traités » (43 / 70)

Dans le Coran, le Paradis est décrit à plusieurs endroits. J’ai choisi la description donnée dans la Sourate 56 Versets 12 à 38 et dans la traduction de Masson pour sa fluidité :

« Dans les Jardins du délice ; Il y en aura multitude parmi les premiers et un petit nombre parmi les derniers arrivés ; placés côte à côte sur des lits de repos ils seront accoudés se faisant vis-à-vis. Des éphèbes immortels circuleront autour d’eux portant des cratères, des aiguières et des coupes remplies d’un breuvage limpide dont ils ne seront ni excédés, ni enivrés, les fruits de leur choix et la chair des oiseaux qu’ils désireront. Il y aura là des Houris aux grands yeux, semblables à la perle cachée en récompense de leurs œuvres. Ils n’entendrons là ni parole futile, ni incitation au péché mais une seule parole : Paix…Paix (…..) Ils se tiendront au milieu des jujubiers sans épines et d’acacias bien alignés. Ils jouiront de spacieux ombrages, d’une eau courante, de fruits abondants non cueillis à l’avance, ni interdits. Ils se reposeront sur des lits élevés. C’est Nous en vérité qui avons créé les Houris d’une façon parfaite. Nous les avons faites vierges aimantes et d’égale jeunesse pour les compagnons de la droite »

La virginité de ces demoiselles célestes est absolument garantie : « Ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme, ni djinn n’a jamais touchées avant eux. » (55 / 56)

Voilà qui est essentiel et rassurant. Et que font les épouses, privées, elles, de beaux esclaves puceaux, pendant qe leur mari s’envoie en l’air avec quelques Houris compréhensives ? Elles regardent s’ébattre leur époux avec ces pucelles ? Qu’elles aillent se faire f…On ne discute pas les décisions d’Allah !

Supériorité

Mais revenons sur Terre où tout est moins paradisiaque. Ce qui me paraît plus dangereux que les innombrables versets sur le « Djihad », ce sont les versets posant en principe la supériorité du croyant de l’Islam sur les autres Humains :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les Hommes…. » cité page 26. « Cette Communauté qui est la vôtre est vraiment une communauté unique. Je suis votre Seigneur ! Craignez-moi donc ! »

« Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas alors que vous êtes des hommes supérieurs, si vous êtes de vrais croyants.. » (3/ 145)

« Ô Prophète incite les croyants au combat. S’il se trouve parmi vous vingt endurants, ils vaincront deux cents et s’il s’en trouve cent, ils vaincront mille mécréants, car ce sont vraiment des gens qui ne comprennent rien » (8 / 65) (Note :il s’agit évidemment des mécréants !)

Entre ce verset et le suivant, il y a comme un compte à régler.

« Maintenant Allah a allégé votre tâche sachant qu’il y a de la faiblesse en vous. S’il y a cent endurants parmi vous, ils vaincront deux cents et s’il y en a mille, ils vaincront deux mille par la grâce d’Allah Et Allah est avec les endurants » ( 8 / 66)

« La meilleure communauté » composée d’hommes capables d’envoyer deux ennemis chacun….au moins, en d’autres lieux sacrés que le Paradis d’Allah. Allah incite ses croyants à se considérer comme supérieurs aux autres Humains. Qui n’obéirait pas à une injonction aussi flatteuse ? Les islamistes peuvent le prendre de haut, et ne s’en privent pas d’ailleurs, quand ils ont en face d’eux d’humbles jobards, plus généreux qu’intelligents. On me permettra d’estimer que cette attitude est le pendant religieux du racisme politique hitlérien qui qualifiait le peuple allemand de « Herrenvolk ».

Les Femmes

Nous avons vu que le Coran, s’inspirant de la Torah juive et de la Bible chrétienne, rappelle la genèse et la supériorité, voulue par Allah et Dieu, de l’homme sur la femme. Mais alors que les livres juif et chrétien se situent sue le plan religieux exclusivement, le Coran inscrit cette infériorité dans des versets qui sont autant d’articles d’un Code civil, « sacralisés » et donc immuables.

La Sourate IV, intitulée « les femmes » commence ainsi :

« Ô hommes, craignez votre Seigneur, qui vous a créés d’un seul être et a créé de celui-ci son épouse….. » Puis suivent une litanie de versets (articles de Code civil) réglant les conditions de divorce, de pension alimentaire, de « quadrigynie » (posséder quatre femmes à la fois), de remariage, d’héritage etc…Les femmes ont continuellement la moitié du droit reconnus à un homme. Il me paraît judicieux de renvoyer ceux et celles que la question intéresse vers le Coran consultable sur Internet, plutôt que de leur proposer la lecture de plusieurs pages de texte digne d’un acte notarial. Cette sourate compte 176 versets !

L’Islam a l’amour bucolique comme le montre ce verset fameux :

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ comme et quand vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l’avance…… » Vous ne comprenez pas ce que signifie la fin ? Moi non plus ; Mais Masson traduit ainsi : « faites avant une bonne action à votre profit….. » (2 / 223)

Autrement dit : la femme est entièrement à la disposition de son mari qui la baise quand il en a l’envie. Dans nos pays « chrétiens » la femme se soumettait au « devoir conjugal ». Mais nous avons un peu évolué et aujourd’hui est admise la notion de « viol dans le mariage ». La femme n’est plus une esclave sexuelle. Qu’en est-il dans la pratique quotidienne des Musulmans d’aujourd’hui ? Le sujet mériterait une enquête approfondie au niveau international. En n’oubliant pas l’avis des femmes. Outre ces articles de Code civil, le Coran fonde le Droit pénal : on coupe la main au voleur (le petit, bien entendu) ( 5 / 38) on punit de cent coups de fouet, le « fornicateur » et la « fornicatrice » (24 / 2)

(Voilà sur quelle pente à savon veulent nous entraîner les islamistes grâce, à l’indifférence suspecte de la masse des Musulmans immigrés, à la complicité ignorante et jobarde d’une gauche sans objectifs politiques et un centre catholique cherchant un allié dans sa lutte larvée contre la laïcité.

Les sources d’ennuis ne sont pas taries. L’Islam interdit l’euthanasie tout comme le suicide, car le Coran dit :

« Personne ne peut mourir que par la permission d’Allah et au moment prédéterminé……. »(3 / 145)

« Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah).Telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes –pas de changement à la création d’Allah – Voila la religion de droiture, mais la plupart des gens ne savent pas. »

« C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la Direction, la Religion vraie pour la placer au-dessus de toute autre religion en dépit des polythéistes… » (9 / 83)

Voilà prévenus tous les gens d’Eglises et de Temples, tentés de constituer avec leurs « frères » musulmans un front commun anti – laïque ! Ils ne comprendront que trop tard combien ils auraient eu intérêt à faire alliance avec les laïcs qui n’ont jamais attaqué personne et ont donné mille preuves d’attachement à la tolérance, dont ils sont les fondateurs.

Sont bienvenus les gens paisibles du Maghreb, les gens paisibles d’Arabie, du Pakistan, d’Indonésie, d’Irak, d’Iran ou d’ailleurs pour autant qu’ils n’abusent pas de notre hospitalité en nous imposant les prescrits de leur religion et acceptent la séparation de la religion et de l’Etat, qu’ils n’appartiennent ni à une organisation politique pratiquant le terrorisme, ni à une organisation criminelle, Et qu’ils respectent nos lois, toutes nos lois qui sont l’application des valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus en Occident durant des siècles et dont nous avons le droit d’être fiers !

Quant à l’identité, dont on a la bouche pleine, il n’y en a qu’une : l’appartenance à l’humanité. Pas à la « oumma » Enfin, pour ce qui concerne la « diversité culturelle » ou « multiculturalisme », dont se gargarisent ceux et celles qui n’ont pas même pu assimiler la leur, il convient d’être clair. Il est évident que les autres cultures nous enrichissent : la musique russe s’ajoute à la musique française. La peinture flamande se compare à la peinture nordique ou indienne. La cuisine chinoise, la cuisine japonaise nous offrent des saveurs nouvelles. Et ainsi de suite. Mais il faut exiger, de toutes les cultures, qu’elles respectent la « Déclaration universelle des Droits de l’Homme » de 1948. Et, sur ce point, on ne peut transiger. Sous peine de perdre notre propre culture. La seule qui s’affirme universelle dans la liberté. Elle s’oppose à la religion islamique qui vise l’universalité dans la soumission et l’uniformité.

Pour la masse des Musulmans qui ont besoin de religion pour espérer, on doit souhaiter l’arrivée d’un nouveau prophète qui se déplace en voiture et non à dos de chameau. Un prophète qui prêche la fraternité humaine dans la liberté et ne vitupère pas les non-croyants. Un prophète qui propose un nouveau Coran de pensée.

Un professeur musulman a eu l’audace d’affirmer que l’Islam a besoin de son protestantisme, faisant allusion à la liberté de pensée imposée par les protestants au sein du monde chrétien. Cette réflexion lui a valu quelques petits ennuis.

Ce n’est plus de culture qu’il s’agit, mais de civilisation. Voilà ce qui est en jeu. Il est temps que tous nous en prenions conscience.

François WAHA